Alain Juppé : "Je ne suis pas en guerre contre la religion musulmane"

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Le maire de Bordeaux, candidat à la primaire de la droite et du centre, appelle à un "accord solennel" avec les autorités musulmanes sur la laïcité en France.

INTERVIEW

"Nous sommes en guerre contre le terrorisme, ça n’est pas nous qui avons déclenché la guerre, c’est l’Etat islamique et puis d’autres organisations terroristes, comme Aqmi", a déclaré Alain Juppé au micro du Grand Rendez-vous d’Europe 1. "Cette guerre il faut la mener - pas tout seul, nous sommes en coalition - et il faut la gagner".

Se donner les moyens de gagner contre le terrorisme. "Il y a la guerre contre le terrorisme sur le territoire national, et là je suis farouchement déterminé à mener cette guerre. Il faut s’en donner les moyens, nous ne les avons pas tous aujourd’hui, nous pouvons faire des progrés dans ce domaine", a encore estimé le maire de Bordeaux, condamnant "les déviances de la religion musulmane" et "la radicalisation des esprits".

Entendu sur Europe 1
Nous sommes en guerre contre des gens qui veulent notre mort
Alain Juppé

Une clarification. "Nous sommes en guerre contre des gens qui veulent notre mort […], en revanche, je ne suis pas en guerre contre la religion musulmane, il ne faut pas tout mélanger", a-t-il tenu à nuancer. "Nous sommes dans un pays où l'on reconnait à chacun la liberté de choisir sa religion et de la pratiquer, ou de n'en choisir aucune", souligne-t-il."Je veux dire par là que la religion musulmane a sa place en France, à condition qu’elle respecte les valeurs fondamentales de la République et de la laïcité", a détaillé Alain Juppé qui appelle à une explication et à une clarification avec les représentants de l'Islam en France.

Une charte de la laïcité. Alain Juppé "propose un accord solennel entre la République et le culte musulman sur trois points. D’abord une charte de la laïcité. Qu’est-ce que ça veut dire, aujourd’hui, la laïcité en France ? […] Ensuite, sur la formation des ministres du culte musulman ; ils doivent connaître cette charte de la laïcité - et il y a des diplômes universitaires qui doivent permettre de le vérifier -, ils doivent connaître le français, ils doivent prêcher en français et, enfin, il faut exercer un contrôle sur le financement des lieux de culte pour s’assurer de leur transparence", développe le favori de la primaire de la droite et du centre.