Affaire Fillon : ils "quittent le navire morts de trouille pour leur avenir politique", dénonce Jean-Christophe Fromantin

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Député-maire divers droite, Jean-Christophe Fromantin a expliqué dans "Europe Nuit" lundi pourquoi il a décidé de soutenir François Fillon au plus fort de la tempête politique.

INTERVIEW

Il a choisi de soutenir François Fillon au plus fort de la crise politique. Jean-Christophe Fromantin, député-maire (divers droite) de Neuilly-sur-Seine a apporté son soutien au candidat LR mercredi dernier, alors que celui-ci annonçait sa convocation devant les juges d'instruction dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs de ses proches. "J'ai réagi mercredi quand la situation semblait ouvrir une véritable crise politique, car on était en train de dire que le candidat LR pourrait être écarté", a expliqué le député sur Europe 1 lundi soir. 

"Ils quittent le navire morts de trouille pour leur avenir". "Je n'ai pas compris pourquoi quelques ténors du parti pouvaient s'arroger (ce) droit, rien ne justifiait cette position et ce n'est pas à eux de prendre cette décision", a complété Jean-Christophe Fromantin qui dénonce les centaines de défections chez Les Républicains. "J'ai choisi de soutenir François Fillon dans la tempête, car ces départs n'avaient pas de sens : ces membres de la 'famille politique' quittaient le navire morts de trouille probablement pour leur avenir politique. Cette situation m'a choqué car il y avait une disproportion entre cette affaire 'PenelopeGate' et la contribution qu'amène Fillon à l'élection présidentielle", explique encore l'élu qui assure qu'il soutiendra le candidat LR même s'il est mis en examen le 15 mars.

"Personne n'avait envie de réformer cela avant". "Cette affaire (le 'PenelopeGate', ndlr) est l'occasion de crever l'abcès. Il fallait un événement comme ça pour le mettre sur la place publique, l'assumer, l'expliquer, repartir sur de nouvelles bases", poursuit Jean-Christophe Fromantin qui dénonce là encore l'attitude des parlementaires : "Jamais aucun parlementaire n'a proposé un texte pour réglementer ce système (d'emploi de proches, ndlr). Donc tout le monde crie au scandale maintenant, mais qui a voulu réformer ça ? Qui a mis les pieds dans le plat ?", rétorque l'élu, qui en conclut : "Personne n'avait envie de réformer tout cela, et tout le monde le vivait très confortablement."