Affaire Fillon : après les collaborateurs de Hollande, des journalistes et des magistrats reçoivent des menaces de mort

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Affaire Fillon : après les collaborateurs de Hollande, des journalistes et des magistrats reçoivent des menaces de mort
Le palais de l'Elysée avait été la cible des premières menaces.@ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Sur son compte Twitter, la journaliste de "Mediapart" Ellen Salvi présente la menace qu’elle a reçue : une missive qui désigne largement juge et journalistes, accompagnée d'une balle.

C'est un étrange courrier qu'a reçu Ellen Salvi, journaliste de Médiapart : une petite feuille blanche intitulée "Collectif d'épuration 2 J", "J" pour juge et journaliste. Il s'agit ni plus ni moins d'une menace de mort. On ne peut guère s'y tromper au vu du cercueil avec une croix qui ornent le message. Et encore moins quand on s'aperçoit que la lettre est accompagnée d'une balle. Dans un tweet publié vendredi, la journaliste montre, photo à l'appui, que cette menace visait de manière générale juges et journalistes. Elles n'est vraisemblablement pas la seule à avoir reçu une telle missive.



Premières menaces destinées à l'Elysée. Déjà jeudi, l'Elysée indiquait que des collaborateurs de François Hollande avaient reçu des menaces de mort après les accusations de François Fillon sur l'existence supposée d'un cabinet noir au palais présidentiel. Ces menaces étaient formulées dans des "lettres anonymes" adressées au secrétaire général adjoint de la présidence, Thomas Cazenave, et au conseiller communication du chef de l'Etat, Gaspard Gantzer, a précisé l'Elysée.

Fillon menace de poursuivre en justice.François Fillon avait une nouvelle fois mis en cause jeudi François Hollande sur France Inter, assurant disposer de "toutes les indications" qui lui permettront de poursuivre en justice "tous ceux qui sont à l'origine" de la révélation de l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse. L'Elysée avait pour sa part "réaffirmé ce que le président de la République a déjà dit par voie de communiqué", évoquant des accusations "mensongères et sans fondement". Interrogé sur franceinfo, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement et proche de François Hollande, a également parlé d'"accusations diffamatoires".