Affaire DSK : silence radio à l’Elysée

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Affaire DSK : silence radio à l’Elysée
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Sarkozy a choisi la prudence, s’abstenant de toute réaction après l’inculpation du patron du FMI.

Pas de surenchère, telle est la consigne donnée à l’Elysée, dès l’annonce de l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn, à New York, dans une affaire d’agression sexuelle présumée. Pour Nicolas Sarkozy, l’objectif est clair : ne pas avoir l’air de se frotter les mains, alors que la candidature de Dominique Strauss-Kahn apparaît de plus en plus compromise.

Un silence radio élyséen - aucun mot sur l’affaire sur le site Elysee.fr -, et une journée de travail "normale" pour Nicolas Sarkozy lundi. Le président de la République a présidé une cérémonie à Neuilly-sur-Seine, dans son fief de toujours, et s’est offert un mini bain de foule.

Les membres du gouvernement appellent à la prudence

A l’image de François Baroin, dimanche sur France 2, les ministres ont été appelés à la mesure et au respect de la présomption d’innocence. "La position du gouvernement français respecte deux principes simples : celui d'une procédure judiciaire en cours sous l'autorité de la justice américaine (...) et puis le respect de la présomption d'innocence", a-t-il déclaré.

De son côté, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, a déclaré : "nous sommes dans une période d'instruction, c'est à la justice américaine d'établir les faits et de faire émerger la vérité (...) Mais nous ne préjugeons pas du résultat de l'enquête".

Même son de cloche à l’UMP. Jean-François Copé a en effet appelé, pour sa première réaction lundi matin sur Europe 1, à "la mesure", même s’il a dit penser "à l’image de la France".

Une stratégie qui vise à donner l'impression, malgré les nombreux commentaires, que l’affaire DSK ne changerait rien pour l’Elysée.

NKM a des mots durs

La seule exception est Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Environnement, qui s’est montrée sévère. "Je suis très surprise de voir à quelle vitesse en France on court à la conclusion politique sur un sujet qui est un sujet grave, il (ndlr Dominique Strauss-Kahn) est accusé d'actes très graves", a relevé la ministre. "En plus de la victime présumée, la femme de chambre, il y a une victime avérée, c'est la France", a-t-elle dit.

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