Hollande : "pas d'autre communauté que la communauté nationale"

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Louis Hausalter avec AFP , modifié à
Lors de ses vœux aux Corréziens, le chef de l'Etat a dénoncé les "comportements inadmissibles" provoqués par "les dérives, les ruptures, qui existent dans notre société".

François Hollande était samedi dans son fief de Tulle pour ses vœux aux Corréziens. L'occasion pour le chef de l'Etat de célébrer l'unité de la "communauté nationale" face aux "tensions qui traduisent les dérives, les ruptures, qui existent dans notre société et qui provoquent des comportements qui sont inadmissibles".

"Une France ardente". "Je ne connais pas d'autre communauté que la communauté nationale", a lancé François Hollande. "Nous sommes un seul pays, un seul peuple, une seule France. Une France sans distinction de religions, de croyances, de sensibilités (...) Une France ardente face à ceux qui veulent nous installer je ne sais quelle guerre de religions en notre sein", a insisté le président de la République.

"Il ne s'agit pas d'appeler à l'unité pour l'unité, a-t-il nuancé cependant, reconnaissant implicitement que la vie politique allait prendre le dessus. "Il y a des clivages qui existent dans notre pays, a rappelé François Hollande. Ils doivent être respectés parce qu'ils sont le fondement de la démocratie. Parce que nos concitoyens ne pensent pas la même chose sur tout".

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"Eviter les mauvaises querelles". "Quand il s'agit de notre propre avenir, de notre propre nation, il y a ce qui doit nous rassembler", a-t-il souligné. "Et là, il faut éviter les mauvaises querelles, les surenchères, les amalgames, et faire que nous soyons au niveau: celui que les Français nous ont indiqué", a dit François Hollande.

"Rien ne sera plus vraiment comme avant" les derniers événements, a lancé également le chef de l'Etat, tout en soulignant que "nous devons continuer à vivre comme nous le voulons, la vie doit continuer". "Nous devons nous hisser pour que nous soyons à la hauteur de l'esprit du 11 janvier", a-t-il encore ajouté.

"Face à une épreuve, qui est sans doute l'une des plus tragiques que nous ayons connu ces 50 dernières années", il a appelé à ne pas céder à "la peur", celle de "ceux ou celles qui cèdent ou qui utilisent la peur pour que s'installe le repli, la régression et en fait la soumission". "Ceux-là même qui évoquent la soumission, l'invasion, la submersion sont ceux-là même qui s'y complaisent, qui veulent une France recroquevillée, repliée sur elle-même", a-t-il ajouté.

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