2017 : À Tulle, le scepticisme des derniers fidèles de François Hollande

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2017 : À Tulle, le scepticisme des derniers fidèles de François Hollande
François Hollande est en difficulté reconnaissent les Corréziens, mais pas question pour ses fidèles de lâcher le président.@ JEAN-PIERRE MULLER / AFP
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François Hollande, très à la peine dans les derniers sondages, pourrait lancer jeudi un signal vers sa candidature en 2017. Cependant, même dans son fief corrézien l'humeur est au désenchantement.

Remonter la pente s’annonce rude. Avec seulement 11 ou 12 % d'intentions de vote, selon un sondage TNS Sofres-One Point pour Le Figaro publié hier, François Hollande est au plus bas dans les sondages. Le président de la République mise sur le discours qu’il tiendra jeudi matin à Paris, salle Wagram, pour relancer une dynamique autour d'une hypothétique candidature, mais même dans son fief électoral, à Tulle, en Corrèze, les fidèles se sont laissés gagner par la désillusion. Ambiance.

Un duel avec Sarkozy, la dernière chance de Hollande ? Sur la place de la cathédrale ne résonne plus La Vie en Rose, jouée le soir de la victoire du 6 mai 2012. Chez le marchand de journaux, les unes rappellent aux Tullistes les mauvais sondages, allant même jusqu’à prédire une défaite de François Hollande dès le premier tour de la présidentielle. "Ça va très très vite en politique […] Si c’est Juppé qui gagne les primaires [de la droite et du centre, ndlr], franchement, je pense qu’il ne se présentera pas. Après, si c’est Sarkozy, je pense qu’il va y aller. Il aura pas mal de chance parce que les gens n’auront pas oublié le passif de monsieur Sarkozy", avance Albert depuis le comptoir de sa brasserie.

Entendu sur Europe 1
Vous savez, ici, c’est un sujet un peu délicat

"Il ne faut pas l’enterrer tout de suite". François Hollande est en difficulté reconnaissent les Corréziens, mais pas question pour ses fidèles de lâcher le président. "Je souhaite qu’il se présente, je n’irai pas voter pour Macron, j’irai voter pour monsieur Hollande", lance un passant. "Je ne pense pas qu’il sera battu au premier tour, il ne faut pas l’enterrer tout de suite, loin de là", estime un autre.

Un sujet tabou. Mais nombreux aussi sont ces Corréziens qui lèvent juste les yeux au ciel ; ils ont voté François Hollande en 2012, mais ne le referont pas en 2017. "Vous savez, ici, c’est un sujet un peu délicat", glisse un commerçant.