80% des Français disent "non" à François Hollande pour 2017

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80% des Français disent "non" à François Hollande pour 2017
@ Olivier Douliery / AFP
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Selon un sondage Ifop pour le JDD, une grande majorité des Français ne souhaite pas que le chef de l'Etat renouvelle son mandat. 

Persona non grata. Le sondage sonne comme un (nouveau) camouflet pour le chef de l'Etat. Selon l'Ifop pour le JDD, 80% des Français ne souhaitent pas que François Hollande soit candidat à un second mandat. Un désaveu y compris au sein de son propre camp : 53 % des sympathisants PS ne souhaitent pas renouveler le mandat présidentiel.

Espoir. Faute d'autres candidatures à gauche, François Hollande semble paradoxalement s'imposer comme le candidat du Parti socialiste. Par lassitude, 67% des Français, dont 77% des sympathisants socialistes, pensent que l'actuel président de la République sera tout de même candidat en 2017. Même son de cloche du côté des partisans du parti Les Républicains. Quelque 68% d'entre eux - ainsi que 60% des électeurs du Front national - croient en la candidature de François Hollande.

Solutions de rechange. Si le chef de l'Etat venait à renoncer à une candidature, il ne laisserait malgré tout pas place au néant. Selon ce sondage pour le JDD, sept personnalités présidentiables se dessinent même à gauche. En figure de proue : Emmanuel Macron - "pas de gauche, pas de droite" -, qui récolte 34% des voix des sondés, suivi par Manuel Valls (28%), Nicolas Hulot (26%), Martine Aubry (25%), puis loin derrière, Cécile Duflot (10%).

L'électorat PS pour Aubry. Des résultats qui changent radicalement auprès des sympathisants de gauche exclusivement. Ces derniers donneraient ainsi l'avantage à la maire de Lille Martine Aubry (51 %), suivie par Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls, Nicolas Hulot, puis Emmanuel Macron. A noter que chez les sympathisants PS, l'actuel Premier ministre garde l'avantage (66%) face au très populaire ministre de l'Economie (57%).

Réuni samedi, le Conseil national du Parti socialiste a approuvé le principe d'une primaire à gauche, qui se tiendra en décembre 2016. Deux Français sur trois y sont favorables.