Moscovici : "redresser des déficits, c’est pas facile"

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Moscovici : "redresser des déficits, c’est pas facile"
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INTERVIEW E1 - Le ministre de l'Economie a justifié les mauvais résultats de la majorité par la politique d'austérité qu'elle est obligée de mener.

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INTERVIEW E1 - Pour Pierre Moscovici, si la majorité a été sanctionnée lors du premier tour des élections municipales, c'est à cause de la politique d'austérité que doit mener le gouvernement. Et donc à cause de l'héritage laissé par l'UMP. "Si aujourd’hui nous menons une politique qui est difficile, courageuse, avec des réformes complexes, c’est bien parce que nous avons trouvé une France dans une situation vraiment dégradée, avec des déficits publics qui étaient vraiment trop élevés, avec un endettement public insupportable et redresser des déficits, c’est pas, encore une fois, facile", a souligné le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, lundi matin sur Europe 1. Avant de souligner que "les Français doivent se souvenir".

"Pas de leçon à recevoir" de la droite. "La facture, les Français n’ont pas fini de la payer donc ils auraient tort de faire un chèque en blanc à ceux qui hier ont mis le pays dans l’état dans lequel il est", a poursuivi le ministre, avant d'ajouter : "la droite a tort de pavoiser, les Français doivent se souvenir de ce qu’est cette droite car il n’y a pas de leçon à recevoir de ceux qui ont mis le pays dans l’état dans lequel il est".

L'espoir d'un "second tour de ressaisissement". Pour Pierre Moscovici, "les Français doivent se souvenir" : "aujourd’hui, je crois que l’heure est à la mobilisation de la gauche, en n’oubliant pas que la politique que nous menons est une politique courageuse et de gauche". Et le ministre de conclure : "le second tour doit être un second tour de ressaisissement, il peut l’être et j’appelle les électeurs à le faire".

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Pierre Moscovici sur Europe 1 :

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