12 millions pour sauver Libération

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12 millions pour sauver Libération
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La rédaction estime que cette somme permettrait de remettre le journal à flot, mais aucun investisseur nouveau ne s'est encore fait connaître.

La direction du journal Libération estime qu'il faut 12 millions d'euros pour faire repartir le journal au bord de la faillite, a-t-on appris vendredi de source syndicale, mais les salariés restaient dans le flou vendredi après un comité d'entreprise sur les moyens d'y parvenir. "La direction nous a donné le montant de 12 millions d'investissements nécessaires. Mais qui apporterait l'argent ? Quand et comment est-ce qu'il arriverait ? Aujourd'hui, on n'a aucune précision sur ces questions", a confié une source syndicale à l'AFP à l'issue d'une réunion du comité d'entreprise (CE) du journal vendredi, qui a duré plus de trois heures.

Un montant de cet ordre "serait nécessaire pour remettre le journal à flot et financer les projets de développement", a confirmé à l'AFP une source proche de la direction, indiquant que celle-ci "travaille à un tour de table avec d'autres investisseurs pour mobiliser ce montant". La semaine dernière, l'homme d'affaires Bruno Ledoux, l'un des deux principaux actionnaires du journal, avait indiqué qu'il était prêt à investir lui-même dans ce tour de table mais "pas seul". Il avait aussi ajouté "réfléchir" au moyen d'apporter au journal l'immeuble actuellement loué par Libération, et dont M. Ledoux est actionnaire, ajoutant que "deux ou trois investisseurs" avaient déjà "manifesté leur intérêt à l'égard de ce projet".

Le sort du journal, à court d'argent, se jouera dans les prochaines semaines. La direction avait évoqué la semaine dernière une solution "courant mars". "Dès le mois de mars, des financements seront mobilisés pour pouvoir continuer l'activité et mener sereinement les négociations sur le tour de table", a indiqué vendredi à l'AFP François Moulias, nouveau président du directoire du journal. "Je n'ai pas donné de délai, mais j'ai dit que mon objectif est d'avoir quelque chose qui commence à se structurer courant avril", a-t-il ajouté.

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