Victoria Bedos : "J'ai un sens du sacré très fort"

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Actrice et co-scénariste du film "Christoff", la fille de Guy Bedos assure entretenir un lien fort avec "le sacré", sans pour autant adhérer aux principes religieux.

INTERVIEW

Après avoir écrit les scénarios de La Famille Bélier, de Vicky et de Normandie Nue, la comédienne Victoria Bedos repasse devant la caméra avec Christoff. Une comédie dans laquelle la jeune femme épaule le père Marc, déterminé à créer un groupe pour récolter des fonds et venir en aide à un hôpital. Il est entouré d’ecclésiastiques et d’un guitariste, Christophe, 33 ans, interprété par Michaël Youn, dont le physique n’est pas sans rappeler celui de Jésus, mais pour qui la religion, en revanche, est loin d’être sa tasse de thé.

Une "crise mystique". "J'ai été élevée par deux parents qui n'ont pas désiré me faire baptiser mais qui sont catholiques tous les deux. J'ai été élevée dans un calendrier catholique, on fait la galette des rois, Noël, Pâques, mais sans le principe religieux", concède Victoria Bedos au micro du Club de l’Été sur Europe 1. Néanmoins, "par la musique classique et par le film Amadeus [de Milos Forman, ndlr], je me suis beaucoup intéressée à la musique sacrée", explique-t-elle. "J'allais dans les églises écouter des requiems, au grand dam de mes parents qui pensaient que je faisais une crise mystique", rapporte, non sans humour, la fille de Guy Bedos.

Regardez la bande-annonce de Christoff :

Une comédie "qui parle avec la religion". "J'ai un sens du sacré très fort, qui est passé par la musique. Je sens qu'il y a quelque chose au-dessus, mais pour moi, c'est plus, comme dirait Foenkinos, la Beauté", explique encore Victoria Bedos. De quoi la pousser à porter un regard bienveillant sur les ecclésiastiques alors qu'elle participait aussi à l'écriture de Christoff. "C'est un film qui n'est absolument pas contre la religion, mais qui parle avec la religion. Ça nous donne plus envie d'aller dans les églises que de ne pas y aller", assure-t-elle. "Ça n'est pas un humour blasphématoire ou ironique", conclut la comédienne.