TPMP : C8 écope d'une mise en garde et d'une mise en demeure

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TPMP : C8 écope d'une mise en garde et d'une mise en demeure
C8 reçoit une mise en demeure et une mise en garde.@ Capture d'écran
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Le CSA a examiné les plaintes de téléspectateurs après deux séquences diffusées les 27 septembre et 14 octobre dans des émissions de Cyril Hanouna.

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel passe à l'attaque. L'autorité en charge de la télévision a annoncé mercredi qu'elle avait prononcé une mise en garde et une mise en demeure contre la chaîne du groupe Canal+, C8. Ces deux décisions concernent des séquences diffusées dans des émissions de Cyril Hanouna.

Mise en demeure pour "Les 35 heures de Baba". La mise en demeure du CSA concerne l'émission Les 35 heures de Baba diffusée le 24 octobre et dans laquelle "un chroniqueur, vivement encouragé par l’animateur, a embrassé la poitrine d’une invitée en dépit du refus clairement exprimé par celle-ci à deux reprises", explique l'autorité indépendante dans un communiqué.

Matthieu Delormeau humilié. Le deuxième passage qui vaut à C8 une mise en garde remonte lui à l'émission du 27 septembre. Dans sa quotidienne, Cyril Hanouna avait insulté son chroniqueur Matthieu Delormeau. Le CSA y voit "un manque de retenue dans la diffusion de telles images susceptible d’humilier les personnes" et se dit préoccuper par le "caractère répété de ce type de séquences et des effets d’imitation que cela peut induire auprès du jeune public".

Enfin, une troisième séquence, concernant la mise en scène d'un faux meurtre dans l'émission du 3 novembre est aussi arrivée jusqu'au CSA, mais l'autorité explique qu'elle ne rendra pas sa décision immédiatement. 

Le CSA reste "vigilant". Dans son communiqué, le CSA annonce qu'il "demeurera vigilant quant au respect, par l’éditeur, de la personne humaine et notamment de la protection du jeune public dans ses émissions, y compris de divertissement, afin que ne se banalisent pas des formes d’humiliation physique, verbale ou psychologique".

Invité sur Europe 1 mardi, Olivier Schrameck, le président du CSA, avait affirmé que Touche pas à mon poste risquait "une sanction" :