Que vaut "Speakerine", la mini-série de France 2 ?

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Que vaut "Speakerine", la mini-série de France 2 ?
@ France 2
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La deuxième chaîne diffuse lundi soir, à 20h55, les deux premiers épisodes de sa mini-série qui se déroule dans le monde de la télévision des années 1960.

L'AVIS DE

Lundi soir, France 2 diffuse les deux premiers épisodes de sa mini-série Speakerine, réalisée par Laurent Tuel. Annoncée comme un "Mad Men à la française" par la direction de la fiction de la chaîne, la série de six épisodes de 52 minutes nous plonge au cœur des années 1960, en pleine RTF (Radiodiffusion-télévision française). Speakerine met en vedette Marie GillainGrégory Fitoussi et Guillaume de Tonquédec pour une intrigue qui mêle de nombreuses thématiques.





Speakerine nous amène au cœur de la famille Beauval. La speakerine de la RTF, Christine Beauval (Marie Gillain), est persécutée depuis peu par un mystérieux inconnu, alors que, dans le même temps, elle tente de porter des idées féministes auprès son entourage. De son côté, son mari, Pierre Beauval (Guillaume de Tonquédec), est nommé responsable de la Mondovision, ce qui déplaît particulièrement au directeur de la RTF, Joseph Darnet.

Autour d'eux et de cette histoire de harcèlement, d'autres sous-intrigues vont venir se greffer. Speakerine évoque ainsi tour à tour les rapports entre hommes politiques et journalistes dans les années 1960, la place de la femme de la société, mais aussi la guerre d'Algérie, ainsi qu'une sombre affaire de viol et de meurtre sur une amie de la fille du couple Beauval.

Autant dire que la série brasse une multitude de thèmes et multiplie les trames narratives. Peut-être, parfois, au risque de s'y perdre. Car Speakerine se donne six petites heures pour convaincre. La série donne ainsi le sentiment que tout arrive trop vite et sonne donc un peu faux. D'autant plus dommageable que dans le même temps, le réalisateur joue la carte de l'authenticité, grâce à une reconstitution fidèle des années 1960 et des studios de la RTF. Peut-être trop ambitieuse avec un développement d'intrigue aussi restreint, la série Speakerine manque un peu le coche de son pari initial.