Primaire socialiste : les dessous du débat

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Primaire socialiste : les dessous du débat
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Les six candidats à la primaire s’affrontent mercredi pour leur deuxième "round télévisé". 

Moins de monologue, davantage de débats. C’est ce qui attend les six candidats à l’investiture socialiste, mercredi pour leur deuxième affrontement télévisé. Martine Aubry, Jean-Michel Baylet, François Hollande, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Manuel Valls se retrouveront pour débattre entre 18 et 20 heures, face aux caméras d’i-Télé, en partenariat avec LCP-Assemblée nationale, Europe 1 et Le Parisien-Aujourd'hui en France. L’émission, que vous pourrez suivre en direct et en vidéo sur Europe1.fr, durera deux heures. Le point sur "Le grand débat des primaires".

Deux minutes pour "se vendre". Lors de leur premier débat télévisé, sur France 2, le 15 septembre, les six prétendants avaient eu une minute pour se présenter. Mercredi soir, leur "introduction personnelle" durera aussi 60 secondes. Le timing sera-t-il cette-fois suffisant pour Arnaud Montebourg ? Lors de la première émission, le député de Saône-et-Loire avait été le seul à dépasser sa minute. L'émission se poursuivra avec une question posée à chacun : "quelle est la première mesure que vous souhaitez prendre si vous êtes élu ?". Les concurrents n'auront pas le loisir de disserter puisqu'ils n'auront là aussi qu'une seule petite minute pour répondre. Le dernier mot leur reviendra aussi à tour de rôle avec deux minutes en guise de conclusion.

1h30 de débats. Pas question cette fois-ci de laisser les candidats choisir leur thème. Les questions en tête-à-tête entre un journaliste et un candidat n’ont pas été retenues pour ce deuxième round télévisuel. Pendant 1h30, trois fois 30 minutes, les six prétendants débattront ensemble sur "les grandes questions qui préoccupent les Français : la crise (un thème cher à François Hollande et Arnaud Montebourg), la protection sociale, sujet phare de Martine Aubry,  la sécurité, la justice et l'immigration, des thématiques sur lesquelles Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet se distinguent nettement du projet socialiste. Côté journalistes, Arlette Chabot (Europe 1) jouera la chef d’orchestre et co-animera les trois débats avec Gérard Leclerc (LCP), Mathieu Croissandeau (Le Parisien) et Michael Darmon (i-Télé).
  
Encore des pupitres ! Comme pour le premier débat et à la demande expresse du PS, les concurrents seront réunis autour de six pupitres disposés en arc de cercle sur le plateau de 950 m2 emprunté à la Nouvelle Edition de Canal +. De gauche à droite, François Hollande, Jean-Michel Baylet, Martine Aubry, Manuel Valls, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg. Et comme lors de leur première confrontation, la Haute autorité des primaires citoyennes a veillé à l’équité entre les candidats. Le temps de parole de chacun sera scrupuleusement décompté et un tirage au sort a déterminé leur ordre de passage dans l’émission. Ségolène Royal ouvrira le bal, suivi de Martine Aubry, de François Hollande, d'Arnaud Montebourg, de Jean-Michel Baylet et de Manuel Valls. Pour la conclusion, les candidats interviendront dans le sens inverse.

Un débat moins policé ? Avec 1h30 consacrées aux débats contre 50 minutes lors de la première émission, les concurrents vont pouvoir aiguiser leurs arguments et auront le temps de répondre aux questions et aux piques lancées par leurs adversaires. "On a deux objectifs : que les candidats précisent les propositions qu'ils ont déjà formulées et qu'ils se différencient", résume la directrice de l'information d'Europe 1 Arlette Chabot. "Il est important pour ceux qui ont envie de voter à la primaire de savoir quelle est l'originalité de chacun" ajoute celle qui est chargée de coordonner l'émission.

Un pacte de non-agression. L'échange devrait donc être moins policé et moins scolaire que lors du premier débat, le 15 septembre. Sans pour autant virer au pugilat. "Tous les coups ne sont pas permis", a rappelé Jean-Pierre Mignard, porte-parole de la Haute autorité des primaires. Sur Europe 1, mercredi matin, l'avocat a résumé le pacte de non-agression liant les candidats : "ils ont accepté une charte éthique qui fait qu’il y a des règles entre eux. Je la résume : ils sont concurrents, ils ne sont pas adversaires et demain, ils gouverneront ensemble si les Français le décident".