PPDA à propos de Nicolas Sarkozy : "je ne lui en veux pas trop"

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Invité d'Anne Roumanoff sur Europe 1, Patrick Poivre d'Arvor est revenu sur son éviction de TF1 peu de temps après sa pique à l'encontre de Nicolas Sarkozy.

INTERVIEW

Sa remarque lui aurait valu de prendre la porte. Après des années de service au JT de TF1, Patrick Poivre d'Arvor avait été soudainement congédié en 2008, dans la foulée d'une interview de Nicolas Sarkozy dans laquelle le journaliste s'adresse à lui en évoquant un président de la République "un peu excité comme un petit garçon"' lors de son premier sommet du G8. Dans Ça pique mais c'est bon mercredi midi, le journaliste est revenu sur cet épisode. 

"Ça s'est envenimé". "Je lui ai dit 'vous aviez l’air excité comme un petit garçon qui rentre dans la cour des grands', parce qu’il se faisait un peu mousser avec Poutine, avec Merkel etc. Il leur filait son portable, il leur tapait dans le dos", raconte PPDA. Piqué par la remarque, ne cachant pas son agacement, Nicolas Sarkozy lui aurait alors rétorqué : 'c'est parce que vous avez quelques mois de plus que moi que vous me voyez si jeune'. "Et puis ça s'est un peu envenimé", résume l'ancien présentateur de TF1.

PPDA, l'insolent. Pour Patrick Poivre d'Arvor, la remarque "n'a rien de bien véniel". "J'ai fait ça avec tous ceux qui l'ont précédé, aussi bien sous Mitterrand que sous Chirac", souligne-t-il. "Ils m'avaient d'ailleurs qualifié d'insolent, peut-être que ça leur plaisait", sourit-il. "Mitterrand m'en envoyait plein la figure, mais comme je lui en envoyais aussi, à ma manière, ça se passait bien. Il n'a pas demandé ma peau", ironise PPDA.

Une rancœur toujours vive contre son ancien patron. Depuis son éviction de la chaîne, Patrick Poivre d'Arvor a eu plusieurs fois l'occasion de recroiser Nicolas Sarkozy. "Il m'a dit que ce n'était pas lui", raconte celui qui a depuis embrassé une carrière d'écrivain. Mais PPDA n'est pas dupe. "Je suis sûr qu’il a fait part de son irritation. À chaque fois que je le voyais, il disait toujours du mal des autres donc il a forcément dû dire du mal de moi", parie-t-il. "Je ne lui en veux pas trop à lui parce qu’il dit ce qu’il pense, il est assez cash", soutient PPDA. En revanche, la rancœur envers son ancien patron Nonce Paolini est toujours vive, douze ans après. "J'en veux beaucoup à ceux qui ont été les courroies de transmission", martèle-t-il. "Ce n’était pas à mon patron, son ami propriétaire de la chaîne, de suivre ses recommandations".