"35 heures de Baba" sur C8 : Jean-Michel Maire embrasse la poitrine d'une femme contre son gré, 250 signalements auprès du CSA

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"35 heures de Baba" sur C8 : Jean-Michel Maire embrasse la poitrine d'une femme contre son gré, 250 signalements auprès du CSA
La scène s’est déroulée vers 1 heure du matin sur C8
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Certains téléspectateurs ont dénoncé une "agression sexuelle" après la diffusion de cette séquence, dans la nuit de jeudi à vendredi, à l'occasion des "35 heures de Baba", le marathon télévisuel de Cyril Hanouna sur C8.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a reçu plus de 250 signalements de téléspectateurs après la diffusion, dans le cadre de l’émission Les 35 heures de Baba sur C8, d’une séquence où Jean-Michel Maire embrasse, contre son gré, la poitrine d’une jeune femme, a indiqué vendredi l’organisme dans un tweet.

Un "smack"... sur la poitrine. La scène s’est déroulée vers 1 heure du matin, alors que Cyril Hanouna et ses chroniqueurs entamaient la onzième heure de leur marathon audiovisuel. Sur le plateau, Soraya, supposée jouer Kim Kardashian dans une reconstitution du braquage de la starlette de télé-réalité, repousse les avances de l’un des chroniqueurs, Jean-Michel Maire, qui souhaite l’embrasser. "Il y a une personne qui me regarde", lui oppose-t-elle. Le chroniqueur lui réclame alors un simple "smack", mais alors que la jeune femme avance la joue, c’est sur le sein droit qu’il l’embrasse, subrepticement, sous les rires du public et des autres chroniqueurs.



Une agression sexuelle. "Ça ne se fait pas du tout, excusez-le !", a aussitôt lancé Cyril Hanouna. "Je m’excuse, je ne recommencerai plus", a déclaré l’intéressé, avant de regagner sa place. Rapidement, les téléspectateurs ont réagi sur les réseaux, fustigeant pour certains "une agression sexuelle en direct". 

L'indignation de Laurence Rossignol. "Même dans une émission de divertissement, quand une femme dit non c'est non", a tweeté vendredi la ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol, précisant qu'elle avait saisi le CSA. Dans un communiqué, Osez le féminisme a également indiqué avoir saisi le CSA, rappelant que l'"article 222-22 du code pénal définit l’agression sexuelle de la manière suivante : "constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise."