Dix pour cent : "On préfère écrire six bons épisodes que dix moins bons"

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Fanny Herrero, la créatrice de la série "Dix pour cent" et Grégory Montel, qui interprète le rôle de Gabriel, reviennent mercredi sur Europe 1, sur les secrets de fabrication de la saison 2.

INTERVIEW

Andréa, Gabriel, Mathias, Liliane ou encore Hervé sont de retour. Les agents des stars découverts lors de la saison 1 de Dix pour cent, reviennent dès mercredi soir sur France 2, en saison 2. Cette année encore, les agents d'ASK (le nom de leur agence) doivent ménager la susceptibilité de leurs acteurs, qui reprennent dans la série leur propre rôle, comme Virginie Efira ou encore Juliette Binoche. Ils doivent aussi gérer une entreprise en proie à des difficultés financières et une vie privée plus ou moins compliquée. "Il y a pas mal de choses à raconter sur cette entreprise qui est en crise. D'où l'arrivée d'un nouveau personnage qui vient redistribuer les cartes et casser la dynamique. C'est drôle, car cela met des personnages récurrents dans des situations complexes", explique mercredi Grégory Montel, alias Gabriel, dans le Grand direct des médias d'Europe 1.

Fabriquer une série, "cela prend du temps". La saison 2, aux dialogues drôles et percutants, devrait ravir les conquis de la première heure. Les téléspectateurs devront toutefois se contenter de six épisodes. "C'est difficile de fabriquer une série. Cela prend du temps", justifie Fanny Herrero, la créatrice de la série, invitée elle aussi à l'antenne d'Europe 1. "On préfère faire six bons épisodes que huit ou dix un peu moins bons. Aller chercher des stars de cinéma, cela prend également plus de temps que sur une série classique", ajoute-t-elle.

"On reçoit des appels du pied". Les vedettes ont toutefois été beaucoup plus faciles à convaincre en saison 2 qu'en saison 1. "Le succès est passé par là. Aujourd'hui, elles ne se précipitent pas, c'est plus subtile, mais on reçoit des appels du pied. Et on se protège en écrivant des textes solides". Les scénarios sont inspirés d'anecdotes, glanées auprès d'acteurs ou d'agents, comme Dominique Besnehard, ancien agent et créateur de la série.

Pas la même façon de travailler qu'aux Etats-Unis. Les séries françaises ne se fabriquent pas non plus comme des séries américaines, qui produisent chaque année une nouvelle saison. "On n'a pas du tout le même calendrier que les Américains et la même façon de travailler. Les auteurs sont employés à l'exclusive sur une série, ce qui n'est pas le cas en France", souligne Fanny Herrero. Il faudra donc attendre encore 18 mois avant de découvrir la saison 3.