Des tableaux pour les malades d’Alzheimer

SAISON 2013 - 2014
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Les Tipatsma (Tableau interactif pour patients atteints de troubles sévères de la maladie d’Alzheimer) permettent aux malades d’Alzheimer à conserver un peu d’autonomie et surtout à contrôler leur agressivité.

Thomas : C’est la journée mondiale de l’art mais vous nous parlez de tableaux un peu spéciaux 

Yolaine : Oui, les Tipatsma, (Tableau interactif pour patients atteints de troubles sévères de la maladie d’Alzheimer). Ces tableaux interactifs sont assez beaux, à mi-chemin entre une œuvre d’art à la Miro et un établi de bricoleur. Le Parisien Magazine nous expliquait récemment que leur but est d’aider les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à conserver un peu d’autonomie et surtout à contrôler leur agressivité. Car souvent ces malades ont besoin de toucher à tout: ils se mettent par exemple à démonter des radiateurs ou des systèmes incendie et peuvent réagir violemment si on essaie de les en empêcher.

Thomas : Mais en quoi cela peut les aider ?

Yolaine. Les éléments de ces tableaux sont détachables. Ces malades qui sont souvent hyperactifs,  passent leur journée à déambuler dans les couloirs peuvent les détacher, les prendre, les manipuler en toute sécurité. Plutôt que de recourir encore à des médicaments, c’est une façon de les occuper, de stimuler leurs sens tout en évitant qu’ils se blessent ou mettent en danger les autres malades ou le personnel. Sur ces panneaux, il y a des manivelles qu’on peut tourner, des poignées, des odeurs de fleurs ou d’effluves de bois,  des cordes pour jouer et créer du son, des couleurs qui s’allument etc.

Thomas : Qui a eu cette jolie idée ?

Yolaine : Christine Roosen, une psychologue clinicienne de l’hôpital Paul-Brousse où elle a testé ses tableaux. Plusieurs maisons de retraite en France et en Belgique sont intéressées par ce système que l’on peut même installer à domicile pour aider les familles qui s’occupent d’un malade. Ça fait partie de toutes ces innovations pour soigner les patients de façon douce et si possible chez eux. C’est meilleur pour leur moral et pour celui de la Sécurité Sociale qui a bien besoin de se refaire une santé elle aussi !

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