Guaino : "absurde que Sarkozy se présente à des primaires"

SAISON 2013 - 2014
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    Le député UMP des Yvelines ne veut pas entendre parler d'un retour de l'ancien président par la case UMP.

    Henri Guaino, député UMP des Yvelines, était l'invité d'Europe 1 mardi matin. L'ex-plume de Nicolas Sarkozy a notamment estimé que ce dernier devait être exempté des primaires de l'UMP s'il souhaitait se présenter à la présidentielle de 2017.

    Voici ses principales déclarations :

    Les élections européennes. "Parmi les têtes de liste UMP, il y a des personnalités qui méritent de conduire des listes, d'être sur des listes, de représenter la France. Et puis c'est très compliqué : celui qui est élu doit démissionner de son mandat national... On ne peut pas trouver beaucoup de personnalités exerçant aujourd'hui des mandats pour prendre les têtes de ces listes. Ça ne veut pas dire qu'il faille faire n'importe quoi !"
    >> Européennes : A l'UMP, c'est pas gagné

    Le fonctionnement de l'UMP. "Je suis assez ébranlé je dois dire par la manière dont ma propre famille politique fonctionne ! Je viens de voir des dépêches de l'AFP qui annoncent que M. Lamassoure, jusqu'ici élu du Sud-Ouest, pourrait être tête de liste en Ile-de-France, qu'il y aurait eu un accord entre Jean-François Copé et François Fillon pour qu'il soit tête de liste. Deux choses : premièrement, et c'est vrai aussi pour l'histoire de François Bayrou, on ne peut pas faire fonctionner un parti comme l'UMP à travers des arrangements entre notables derrière le rideau ! Il y a quelque chose qui ne va pas. Je pense par exemple à quand Jean-François Copé annonce tout de go que l'UMP soutient M. Bayrou à Pau, ce qui d'un point de vue moral, à mes yeux, est absolument inacceptable. En politique, il doit y avoir aussi de la morale. Il le fait de son propre chef après, je pense, des tractations avec M. Fillon ou M. Juppé, ça ne va pas ! L'UMP n'est pas une copropriété entre Jean-François Copé, François Fillon et quelques autres, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin... Non ! L'UMP appartient à ses militants, ses adhérents, ses sympathisants, peut-être à ses électeurs : en tout cas, on leur doit des comptes !"
    >> A l'UMP, c'est chacun sa rentrée

    La primaire à l'UMP (Juppé, Bertrand et Le Maire souhaiteraient qu'elle se déroule avant 2015, ndlr). "Non ! Ils attendront ! On a passé des heures et des heures à élaborer des statuts, on n'avancera pas la date des primaires ! Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Moi j'étais contre les primaires. Bon, c'est une règle acceptée tous ensemble : il y aura donc des primaires si tout le monde en veut, mais respectons les échéances ! (...) Je vous exprime ma désapprobation totale et même ma réprobation : un ancien Président de la République ne peut pas retourner s'enfermer dans le noyau dur de son camp pour ensuite revenir vers tous les électeurs. C'est inconcevable ! Je l'ai déjà dit et je le redirai en face publiquement à tout le monde ! Si Nicolas Sarkozy décidait de revenir, il se présenterait devant les Français, et ils trancheraient. Mais après l'UMP fera ce qu'elle souhaite faire pour savoir quel candidat elle soutient. Je vous le dis : il serait absurde du point de vue des institutions de la Ve République et de la dignité de l'institution présidentielle que Nicolas Sarkozy se présente à des primaires."
    >> En 2014, Sarkozy va commencer à sortir du bois

    Le pacte de responsabilité. "Il faut se méfier des postures en politique. M. Hollande, qui a menti pendant toute sa campagne et a ensuite défait tout ce qui avait été fait dans ce domaine, les heures supplémentaires défiscalisées exonérées de charge, la TVA sociale, qui a alourdi les charges pendant des mois et des mois, vient maintenant nous expliquer qu'il y en a un peu trop ! Comment lui faire confiance ? Le pacte de responsabilité est un échange : comment peut-on faire fonctionner l'économie de cette façon ? Je vous donnerai des baisses de charge si vous créez des emplois : c'est un non-sens ! Il faut arrêter de se moquer du monde ! Il n'y a pas de donnant-donnant, on ne donne rien ! On essaie de créer un système d'incitation, de prélever de la façon la plus intelligente possible pour créer le plus d'emplois possibles et avoir le plus de croissance possible !"

    La loi Simone Veil sur l'IVG. "On n'y touche pas ! Il faut arrêter de toucher à toutes les institutions qui nous permettent de vivre ensemble et sur lesquelles la société française a trouvé un équilibre !"
    >> IVG, la "détresse" à l'Assemblée

    Propos retranscrits par Mickaël Frison

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