ZOOM G4S dégringole à la Bourse de Londres après la fusillade d'Orlando

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ZOOM G4S dégringole à la Bourse de Londres après la fusillade d'Orlando
@ HANDOUT / MYSPACE.COM / AFP
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G4S, entreprise de sécurité, avait procédé par deux fois à des examens de son employé Omar Mateen, sans trouver de quoi s'inquiéter.

Le géant britannique de la sécurité privée G4S dégringolait lundi à la Bourse de Londres, plombé par le fait que la société employait l'auteur du carnage dimanche dans une boîte de nuit gay à Orlando (Floride, sud-est des États-Unis).

Cette entreprise de sécurité employait Omar Mateen. Le titre perdait 6% à 176,20 pence vers 10h40 GMT, évoluant au plus bas depuis mars 2009, alors que l'indice FTSE-250 des valeurs moyennes auquel il appartient baissait de 1,35%. "G4S fait partie des principales chutes des valeurs moyennes alors qu'il est apparu que la société de services de sécurité a employé l'homme responsable de la pire fusillade de masse que les États-Unis aient jamais connu", a observé Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets. Dimanche, un homme a ouvert le feu dans une boîte de nuit fréquentée par la communauté homosexuelle d'Orlando, faisant 49 morts et plus de 50 blessés.

L'auteur du carnage était dans le viseur des autorités. Un responsable du FBI a indiqué dimanche que le suspect avait été interrogé à trois reprises par la police fédérale dans le cadre de deux enquêtes. La première, en 2013, était liée à des propos radicaux qu'il aurait tenus sur son lieu de travail, l'entreprise britannique G4S. "Il y a toujours (sur les marchés, NDLR) une réaction instinctive aux gros titres qui alimentent de fortes ventes dans ce genre de situations, mais la fusillade d'Orlando pourrait ouvrir la boîte de Pandore pour G4S", a estimé Jasper Lawler.

L'entreprise emploie plus de 50.000 personnes. En effet, "l'entreprise G4S a plus de 50.000 employés aux États-Unis, en grande partie impliqués dans des contrats publics. Si le nom de G4S commence a être traîné dans la boue, ces contrats avec l'État américain pourraient être plus difficiles à obtenir", a prévenu Jasper Lawler. Et pour l'analyste, cela aurait un fort impact négatif sur les résultats de l'entreprise.