Washington inscrit sur sa liste noire antiterroriste le fils préféré de Ben Laden

  • A
  • A
Washington inscrit sur sa liste noire antiterroriste le fils préféré de Ben Laden
Hamza Ben Laden, en 2001.@ SAUL LOEB / AFP
Partagez sur :

D'après la diplomatie américaine, Hamza Ben Laden avait appelé en 2015 à des attaques contre des "intérêts américains, français et israéliens à Washington, Paris et Tel-Aviv".

Les États-Unis ont inscrit jeudi sur leur liste noire de "terroristes internationaux" le fils préféré du chef défunt d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden, Hamza Ben Laden, une décision qui déclenche automatiquement des sanctions juridiques et financières contre l'intéressé.

Menaçant envers les États-Unis. La désignation par le département d'État d'Hamza Ben Laden comme "terroriste international" se fonde sur le fait qu'Al-Qaïda avait annoncé en août 2015 que le jeune homme faisait dorénavant partie du groupe djihadiste et qu'il avait lui-même menacé les États-Unis et leurs ressortissants dans un message audio diffusé en juillet dernier, selon un communiqué de la diplomatie américaine.

Sanctions financières et juridiques. La procédure administrative américaine en la matière impose des "sanctions" financières et juridiques sur des ressortissants étrangers "dont on a déterminé qu'ils ont perpétré des actes de terrorisme ou qu'ils représentent un risque grave d'en commettre", selon le département d'État. En conséquence, tous les éventuels avoirs, biens et comptes détenus par Hamza Ben Laden aux États-Unis sont gelés et aucun Américain n'a le droit de commercer avec lui.

Âgé d'une vingtaine d'années. D'après la diplomatie américaine, le fils d'Oussama Ben Laden avait appelé en 2015 à des attaques contre des "intérêts américains, français et israéliens à Washington, Paris et Tel-Aviv" et avait exhorté en 2016 des "tribus basées en Arabie saoudite à s'unir avec Al-Qaïda au Yémen pour mener la guerre contre le royaume saoudien". Brûlant de devenir djihadiste, Hamza Ben Laden écrivait à son père, reclus au Pakistan avant qu'il ne soit tué par un commando américain en mai 2011, pour l'assurer de sa volonté de rejoindre le combat, selon des documents déclassifiés de la CIA et qui avaient été consultés par l'AFP en mai 2015. Hamza, qui est âgé aujourd'hui d'une vingtaine d'années, était le fils préféré d'Oussama Ben Laden, qui voulait faire de lui son héritier à la tête d'Al-Qaïda.