Virus Zika : au Brésil, la psychose grandit

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Virus Zika : au Brésil, la psychose grandit
A Rio, les agents municipaux procèdent en ce moment à un épandage massif d'insecticides dans les tribunes du stade où aura lieu le Carnaval.@ CHRISTOPHE SIMON / AFP
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A une semaine de l'ouverture du carnaval de Rio, l'inquiétude monte dans le pays le plus touché par le virus.

Zika est devenu l'ennemi public numéro 1 au Brésil. Pour lutter contre le virus transmis par le fameux moustique-tigre, le gouvernement brésilien a envoyé 220.000 soldats. Dans les jours à venir, 3 millions de Brésiliens devraient recevoir la visite de l'armée chez eux. Transmis par les piqûres de moustique, le virus peut entraîner de graves malformations du fœtus. 4.000 bébés en sont atteints au Brésil, pays le plus touché, avec 1,5 million de personnes infectées.

Les rayons anti-moustiques pris d'assaut. Alors que le carnaval de Rio démarre dans une semaine, on procède en ce moment à un épandage massif d'insecticides dans les tribunes du Sambodrome, où aura lieu le défilé. Depuis quelques jours, les rayons anti-moustiques des pharmacies sont pris d'assaut.

Toutes les précautions sont bonnes à prendre. Louisa n'est pas enceinte, mais elle prend davantage de précautions. "A la maison, je fais des anti-moustiques naturels. Ce sont des rondelles de citron avec des clous de girofle. La nuit, je sors toujours avec un anti-moustique, parce qu'il y a beaucoup de végétation à Rio. J'essaye de fermer les fenêtres vers 5h de l'après-midi. Avant le Zika, je ne faisais jamais ça", explique la Brésilienne au micro d'Europe 1. Malgré des températures qui frôlent les 40 degrés, il n'est pas rare de croiser des femmes avec des bébés totalement emmaillotés. D'autres ont, elles, carrément fait le choix d'attendre que l'épidémie se calme avant d'avoir un enfant.

L'OMS craint une propagation internationale. Une réunion d'urgence sur l'épidémie de Zika se tiendra lundi au siège de l'OMS. L'organisation mondiale de la santé s'attend à 3 ou 4 millions de cas cette année et craint une propagation internationale. Cinq voyageurs qui ont contracté le virus sont rentrés en France métropolitaine depuis le début de l'année, mais aucun de ces patients n'a présenté de forme grave de cette infection.