Vatican : le conclave pour les novices

  • A
  • A
Vatican : le conclave pour les novices
La durée du prochain conclave n'est pas connue. Tout dépendra du temps que mettront les cardinaux à élire le pape.@ REUTERS
Partagez sur :

ZOOM - Fumée blanche, fumée noire et bulletins de vote : Europe1.fr vous dit tout.

Alors que Benoît XVI a quitté officiellement ses fonctions, le Vatican se prépare à élire, à partir de mardi, un nouveau pape selon un rituel en vigueur depuis des siècles. Des cardinaux privés de Twitter et une fumée blanche en guise de communication officielle : le point sur les mystères du conclave. 

C’est quoi, un conclave ? Le mot vient de "con-clave", "avec la clé", puisque, selon la tradition, les cardinaux électeurs sont enfermés dans la chapelle Sixtine, au Vatican. Ces prélats, obligatoirement âgés de moins de 80 ans, ne pourront pas en sortir tant qu’ils n’auront pas élu le nouveau pape. Le fonctionnement du conclave est régi dans ses moindres détails par la Constitution apostolique.

>> A lire aussi : En attendant le conclave

Qui peut devenir pape ? En théorie, tout personne de sexe masculin et baptisée peut accéder au trône de Pierre. Dans la pratique, le dernier non-cardinal à avoir été élu, Urbain VI, remonte à 1378. Plusieurs prélats sont pressentis mais rien ne dit que les cardinaux électeurs désigneront l’un de ces favoris.

>> A lire aussi : Le trombi des papabili

Quand le conclave débutera-t-il ? Les cardinaux électeurs se réuniront à partir du mardi 12 mars, ont annoncé les services du Vatican vendredi. Une messe "'pro eligendo Pontifice' sera célébrée dans la matinée dans la basilique Saint-Pierre et dans l'après-midi les cardinaux entreront en conclave".

cardinaux vatican bandeau

© REUTERS

Combien de temps cela va-t-il durer ? Les cardinaux eux-mêmes n’en ont aucune idée. Le conclave durera en effet le temps qu’ils mettront à élire le successeur de Benoît XVI.

chapelle sixtine 2005

© REUTERS

Comment saura-t-on ce qui se passe dans la chapelle Sixtine ? On ne le saura pas ! Le conclave se déroule en effet à huis-clos et il n’y aura aucun moyen de savoir depuis l’extérieur ce qui s’y passera. Les cardinaux électeurs, coupés du monde, seront notamment privés de Twitter et devraient respecter la règle : si l’un d’entre eux se risquait à communiquer avec l’extérieur, il risquerait rien de moins que l’excommunication. Le Vatican annoncera donc aux fidèles l’élection du nouveau pape avec la traditionnelle fumée blanche, comme d’habitude.

Vont-ils voter à main levée ? Pas question de main levée ou de vote électronique : les cardinaux utiliseront de bons vieux bulletins de vote en papier. Quatre votes peuvent avoir lieu dans une journée, deux le matin et deux l’après-midi. Le futur pape devra obtenir une majorité des deux tiers auprès de ses pairs. A chaque vote, les bulletins seront déposés dans un calice puis brûlés après chaque scrutin dans un poêle installé dans la chapelle.

C’est quoi, cette histoire de fumée blanche ? Elle provient de la combustion des bulletins de vote. Si le résultat est négatif, des produits chimiques sont ajoutés pour noircir la fumée. En cas de résultat positif, seuls les bulletins sont brûlés, dégageant la fameuse fumée blanche. C’est à ce moment-là que la grande cloche de Saint-Pierre se met à sonner.

fumée noire pape 2005

© REUTERS

Tout est alors terminé ? Pas tout à fait. Une fois choisi, le pape élu doit dire s’il accepte sa charge. S’il répond oui –le contraire est peu probable- il doit dire par quel nom il souhaite être appelé. Ce n’est qu’une fois que tous les cardinaux lui ont rendu hommage que la nouvelle peut enfin être annoncée aux fidèles par ces mots : "Habemus Papam".