Une conseillère de Trump accusée de plagiat renonce à rejoindre la Maison Blanche

  • A
  • A
Une conseillère de Trump accusée de plagiat renonce à rejoindre la Maison Blanche
Accusée d'avoir plagié des dizaines de passages dans son livre, Monica Crowley renonce à son poste à la Maison-Blanche.@ AFP
Partagez sur :

Début janvier, la future conseillère en communication du président élu avait été accusée par CNN d'avoir plagié 50 passages dans son livre.

La commentatrice conservatrice choisie par Donald Trump pour devenir porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Monica Crowley, a annoncé lundi qu'elle renonçait à rejoindre la Maison-Blanche, après la découverte de multiples plagiats dans ses écrits.

Un poste clef de la Maison-Blanche. "Après longue réflexion, j'ai décidé de rester à New York pour d'autres opportunités de carrière, et je n'occuperai pas de poste dans la nouvelle administration", a déclaré Monica Crowley, auteure et commentatrice conservatrice sur Fox News, dans un communiqué au Washington Times. Le futur conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, a confirmé ce retrait. "Nous lui souhaitons bonne continuation pour l'avenir", a-t-il déclaré.

Décrite comme une "intellectuelle renommée titulaire d'un doctorat en relations internationales", elle avait été nommée le 15 décembre par le prochain président pour devenir conseillère à la communication stratégique au Conseil de sécurité nationale, un poste clé de la Maison-Blanche qui aurait dû l'amener à forger le message de l'administration Trump sur les questions diplomatiques et de sécurité nationale.

Un livre retiré de la vente. L'affaire a commencé le 7 janvier avec la découverte par CNN de dizaines de morceaux plagiés dans le livre de Monica Crowley What the (Bleep) Just Happened, publié en 2012 chez HarperCollins. L'éditeur avait retiré l'ouvrage de la vente trois jours plus tard.

L'équipe de transition de Donald Trump avait dans un premier temps défendu sa conseillère, dénonçant "une attaque politique destinée à détourner l'attention des vrais défis auxquels ce pays fait face", sans confirmer ni démentir les accusations de plagiat. Puis le site Politico avait relevé d'autres exemples de plagiats dans sa thèse de doctorat, achevée en 2000 à l'université de Columbia (New York) et qui portait sur les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et la Chine.