Une publicité Bic taxée de sexisme en Afrique du Sud

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Une publicité Bic taxée de sexisme en Afrique du Sud
Le fabricant de stylos, briquets et rasoirs a en effet diffusé à l'occasion de la Journée des femmes un message dont le caractère sexiste a été rapidement dénoncé.
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La société française Bic a dû présenter ses excuses en Afrique du Sud. Son tort ? Avoir diffusé à l'occasion de la Journée des femmes un message dont le caractère sexiste ("Sois féminine, pense comme un homme") a été rapidement dénoncé.

C'est un épisode supplémentaire dans le feuilleton des publicités jugées sexistes. Cette fois-ci, c'est la société française Bic qui se retrouve au coeur d'une polémique en Afrique du Sud. Résultat : l'entreprise tricolore a dû présenter ses excuses. Explications. 

Le fabricant de stylos, briquets et rasoirs a en effet diffusé à l'occasion de la Journée des femmes un message dont le caractère sexiste a été rapidement dénoncé. A côté de la photographie d'une jeune femme à l'allure de cadre d'entreprise et du mot-clef #Bonne Journée des femmes, le slogan aux allures d'injonction proclame : "Look like a girl, act like a lady, think like a man, work like a boss". Comprenez : "Sois féminine, agis comme une dame, pense comme un homme et travaille comme un patron".

La diffusion de ce message sur la page Facebook de Bic en Afrique du Sud a provoqué de multiples réactions de colère et d'indignation.  "C'est quoi ce nouveau truc ?", a commenté la militante féministe Caroline Criado-Perez sur son fil Twitter. "'Pense comme un homme', sérieux ? *Se mettre un stylo Bic dans l'oeil".





Bic a dans un premier temps tenté de se défendre en expliquant que ce slogan avait été emprunté à un blog consacré à des femmes chefs d'entreprise. En vain. Le message a été effacé tandis que Bic présentait ses excuses. "Nous sommes absolument navrés d'avoir offensé qui que ce soit. Cela n'a jamais été notre intention, mais nous avons pleinement conscience que nous avons fait fausse route."



Ce n'est pas la première fois que la société est accusée de sexisme. En 2012, le lancement d'un stylo rose "Pour elle" avait été accueilli comme la résurgence de stéréotypes hors d'âge.