Une agression homophobe met en émoi le Maroc

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Une agression homophobe met en émoi le Maroc
Un homme présumé homosexuel a été lynché par une foule à Fès au Maroc@ Goud
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Deux personnes ont été arrêtées après la diffusion d'une vidéo montrant un jeune homme roué de coups par une foule qui le pensait homosexuel.

Après la diffusion d'une vidéo explicite, deux personnes ont été arrêtées mercredi au Maroc. Elles sont soupçonnées d'avoir participé au lynchage d'un homme considéré comme homosexuel et violenté par une foule en colère à Fès, dans le centre du pays. Le site d'information Goud a publié une vidéo montrant un homme tabassé dans une rue pendant près de trois minutes avant l'intervention de la police. Cette agression a mis en émoi le pays, marqué par de plusieurs arrestations et condamnations pour homosexualité.

Une vidéo violente. Sur les images, on voit un homme tenter de se réfugier dans une voiture avant d'être tiré en arrière par les cheveux par un groupe d'hommes. Il tombe au sol sous les coups, avant de réussir à trouver refuge dans un magasin. Un officier de police est contraint de sortir son arme pour repousser la foule.

Attention, les images sont violentes :

Marrackech veut punir les lyncheurs. Le ministère de la Justice a annoncé l'ouverture d'une enquête et promis que des poursuites seraient engagées contre les auteurs de l'agression. Selon un communiqué de la police mercredi, "deux suspects ont pour le moment été arrêtés et l'enquête va se poursuivre pour déterminer la responsabilité d'autres personnes". Le communique, cité par l'agence marocaine MAP, exprime "la ferme détermination des autorités à agir contre ceux qui agissent en dehors de la loi".

Le Maroc a enregistré ces dernières semaines une série de controverses liées à l'homosexualité, passible d'une peine de prison dans le pays. Le Huffington Post Maghreb rappelle la vingtaine d'arrestations pour "homosexualité" à Agadir mi-juin, dénoncées par une association de défense des droits des homosexuels. Deux Femen ont également été expulsées du pays il y a deux semaines et la condamnation mi-mai de trois hommes à la peine maximale prévue par le code pénal marocain.