"Un seul des belligérants" respecte le cessez-le-feu en Syrie, affirme la Russie

  • A
  • A
"Un seul des belligérants" respecte le cessez-le-feu en Syrie, affirme la Russie
L'armée russe a néanmoins indiqué être prête à prolonger de 72 heures l'accord de cessez-le-feu, qui expire vendredi soir.@ GEORGE OURFALIAN / AFP
Partagez sur :

L'armée russe a néanmoins indiqué être prête à prolonger de 72 heures l'accord de cessez-le-feu, qui expire vendredi soir. 

La Russie a affirmé vendredi que seul "un des belligérant", les forces du régime syrien et l'armée russe, respectait réellement la trêve entrée en vigueur il y a quatre jours en Syrie après d'intenses négociations entre Moscou et Washington.

Vers une prolongation de l'accord ? L'armée russe a néanmoins indiqué être prête à prolonger de 72 heures l'accord de cessez-le-feu qui expire vendredi soir. "Bien que le cessez-le-feu soit un accord bilatéral, seul un des belligérants le respecte véritablement", a déclaré dans un communiqué le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense. "Toutes les tentatives de nos partenaires américains de démontrer au monde qu'ils ont au moins un peu de contrôle sur ces 'membres de l'opposition' en Syrie se sont jusqu'à présent soldées par un échec", a-t-il ajouté.

Imbroglio sur la libération de la route du Castello. L'armée russe a en outre une nouvelle fois annoncé que l'armée syrienne était prête à se retirer de la route du Castello. Selon elle, les forces de Damas avaient commencé à se retirer de cet axe stratégique d'Alep, mais ont été obligées d'y revenir face au maintien dans leurs positions des groupes rebelles. "Malgré l'accord, les rebelles n'ont pas retiré leur matériel et leurs armes de la route du Castello", a affirmé le haut responsable militaire Vladimir Savtchenko.

De violents combats ont opposé vendredi régime et rebelles et un raid aérien a tué trois civils en Syrie, les violations les plus sérieuses depuis l'entrée en vigueur de l'accord de trêve de 48 heures lundi, qui a été renouvelée une première fois mercredi. Alors que les Etats-Unis et la Russie s'accusent de bloquer l'application de l'accord, l'acheminement de l'aide vitale aux dizaines de milliers de personnes assiégées dans les quartiers rebelles de la ville d'Alep se fait toujours attendre.