Un Paul Ryan offensif entre en scène

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Un Paul Ryan offensif entre en scène
Paul Ryan a prononcé mercredi soir un discours très attendu devant les républicains, réunis à Tampa.@ REUTERS
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L'ultraconservateur colistier de Mitt Romney a galvanisé la convention républicaine à Tampa.

Il a enflammé la convention républicaine. Paul Ryan, le colistier du candidat à la Maison-Blanche Mitt Romney, a prononcé mercredi soir un discours très attendu à Tampa, où le parti républicain est réuni jusqu'à jeudi. "L'Amérique a besoin de changer de cap", a notamment lancé le quadragénaire à la tribune, fustigeant la présidence de Barack Obama, "quatre ans passés à tourner dans tous les sens".

Lui-même s'est dit "prêt à accepter l'appel de sa génération" et a profité de cette occasion pour se présenter et raconter un peu de son histoire personnelle. Les Américains, qui le connaissent peu, ont donc pu faire plus ample connaissance avec cet élu du Wisconsin au physique d'acteur et aux positions ultraconservatrices

>> Lire le portrait de Paul Ryan

Mitt Romney, un "homme bon"

Paul Ryan a également loué le caractère de Mitt Romney, un "homme bon" et un "homme de foi", capable de remettre l'Amérique sur le bon chemin. Mardi soir, c'est l'épouse de Mitt Romney, Ann, qui était montée au créneau devant les républicains pour tenter de réchauffer l'image du candidat et l'humaniser un peu.

Le colistier a lancé une charge virulente contre Barack Obama et son administration, lui imputant l'accumulation de la dette et le chômage. "L'homme a pris ses fonctions il y a quatre ans, n'est-il pas temps qu'il prenne ses responsabilités ?", s'est demandé l'élu. 

"Obamacare" étrillé

Cible de nombreuses critiques du camp républicain, la réforme de l'assurance santé du président démocrate sortant n'a pas échappé à la verve de Paul Ryan. "Obamacare revient à plus de 2.000 pages de règlements, mandats, taxes et autres qui n'ont aucune place dans un pays libre", a lancé celui qui prône notamment une réduction drastique du programme Medicare, l'assurance-maladie des Américains de plus de 65 ans. 

Cette sortie lui a valu des applaudissements nourris des milliers de délégués républicains réunis à la convention. Seule ombre au tableau, une personne non identifiée a perturbé l'harmonie de la grand-messe républicaine en criant pendant le discours : "La santé, pas la guerre !".