Un miraculé : "ma femme appliquait les reliques de Mère Teresa là où j'avais des abcès"

  • A
  • A
Un miraculé : "ma femme appliquait les reliques de Mère Teresa là où j'avais des abcès"
@ STR / AFP
Partagez sur :

Pour être reconnue sainte, l'Eglise a dû prouver deux miracles réalisés par son intercession. Marcilio en est un.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

100.000 billets distribués pour assister à la messe et plus d'une quinzaine de délégations de chefs d'Etat, dont le Premier ministre indien. La France, elle, n'envoie pas de délégation officielle s'il ne s'agit pas d'un saint français. Rome se prépare ce dimanche matin à la canonisation de Mère Teresa, personnage du XXe siècle, elle qui travaillait avec les plus pauvres à Calcutta. Un peu moins de 20 ans après sa mort, Mère Teresa va devenir sainte lorsque le Pape François prononcera ce matin la formule de canonisation en latin. Les reliquaires contenant du sang de Mère Teresa seront alors déposés sur l'autel.

"Il n'y avait plus d'abcès, aucune lésion, uniquement les cicatrices". Pour être reconnue sainte, l'Eglise a dû prouver deux miracles réalisés par son intercession. Dans l'assemblée sera présent le second miraculé : Marcilio, Brésilien de 43 ans, victime il y a huit ans d'une infection au cerveau : "J'avais cinq abcès principaux dans le cerveau et trois plus petits. J'ai pris une cure antibiotique, sans succès, ça empirait. Je priais Mère Teresa. Et ma femme appliquait les reliques de Mère Teresa aux endroits où j'avais ces abcès. Le jour avant la lourde opération, je me suis réveillé, j'ai ouvert les yeux, mon médecin était là, je lui ai demandé ce qu'il se passait car je me sentais très bien. Il m'a examiné et m'a dit : 'il n'y a plus aucune nécessité de faire une intervention chirurgicale'. Il n'y avait plus d'abcès, aucune lésion, uniquement les cicatrices", a-t-il expliqué au micro d'Europe 1.

Aux côtés de Marcilio, sur la place, il y aura également  Père Brian, l'avocat chargé de défendre la sainteté de Mère Teresa, depuis l'ouverture du procès en 1999. Son dossier, aujourd'hui enfermé au Vatican, contient plus de 35.000 pages, dont le compte rendu des auditions d'experts médicaux.