Turquie : Macron demande à Erdogan le retour du photographe Mathias Depardon "le plus vite possible"

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Turquie : Macron demande à Erdogan le retour du photographe Mathias Depardon "le plus vite possible"
Une campagne de mobilisation a été lancée pour demander la libération de Mathias Depardon.@ RSF
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Le président a demandé samedi à son homologue turc le retour "le plus vite possible" de Mathias Depardon, journaliste français détenu en Turquie depuis le 8 mai.

Emmanuel Macron a demandé samedi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan le retour en France "le plus vite possible" du photojournaliste français Mathias Depardon détenu en Turquie, a affirmé l'Élysée. Au cours d'un entretien téléphonique samedi après-midi entre les deux chefs d'État, ceux-ci "ont convenu qu'il fallait intensifier les échanges et (Emmanuel Macron) a réexprimé sa demande de voir rentrer le plus vite possible Mathias Depardon" en France. "Le président a fait à nouveau part de sa préoccupation à Erdogan concernant la situation du photographe français" détenu depuis le 8 mai en Turquie, a ajouté l'Élysée.

Mobilisation de la diplomatie. Vendredi, le ministère des Affaires étrangères avait déclaré "travailler activement" à la libération de Mathias Depardon. Des représentants de l'ambassade de France en Turquie devaient rendre visite vendredi au photographe, détenu au centre de rétention de Gaziantep. La situation du photographe avait déjà été évoquée lors d'un entretien le 25 mai à Bruxelles entre Emmanuel Macron et Erdogan. Ce dernier avait promis d'"examiner rapidement la situation".

Détenu depuis le 8 mai. Installé en Turquie depuis cinq ans, Mathias Depardon, journaliste indépendant de 36 ans, a été arrêté le 8 mai à Hasankeyf, dans la province de Batman au sud-est du pays, où il réalisait un reportage pour le magazine National Geographic. Il a rapidement été transféré dans un centre d'accueil géré par la Direction des affaires migratoires à Gaziantep, où il est retenu depuis, malgré une décision d'expulsion émise le 11 mai. Il a observé une grève de la faim du 21 au 27 mai pour protester contre sa détention. Sur Internet, notamment parmi ses confrères français, une mobilisation a été lancée en faveur de la libération du photojournaliste, avec sur Twitter le hashtag #FreeMathias.