Trump : Castro était "un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple"

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Trump : Castro était "un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple"
@ NORTH CHARLESTON, ETATS-UNIS
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Le milliardaire, qui entrera à la Maison Blanche le 20 janvier, a affirmé samedi qu'il ferait "tout" pour contribuer à la "liberté" du peuple cubain.

L'hommage à la mémoire d'un défunt, ça se mérite. C'est en tout cas l'opinion de Dondald Trump, qui a tiré à boulets rouges samedi contre... Fidel Castro, décédé quelques heures plus tôt. "C'était un dictateur brutal qui a opprimé son peuple", a taclé le président élu des Etats-Unis.

Le milliardaire républicain, qui entrera à la Maison Blanche le 20 janvier, a affirmé samedi qu'il ferait "tout" pour contribuer à la "liberté" du peuple cubain, sans rien dire de la politique d'ouverture de son prédécesseur Barack Obama. Dans un tweet laconique, il s'était exclamé un peu plus tôt : "Fidel Castro est mort !".



L'embargo n'est pas encore levé. Cuba est engagée dans un dégel historique avec les Etats-Unis depuis fin 2014, mais Donald Trump a affiché des réserves sur ce rapprochement, affirmant qu'il ferait "tout pour obtenir un accord solide" avec La Havane. Le magnat de l'immobilier a également déclaré qu'il était pour l'instant opposé à la suppression de l'embargo financier et commercial imposé à l'île depuis 1962. Sa levée dépend du Congrès qui, contrôlé par les Républicains, y est opposé.

"Toutes les concessions que Barack Obama a faites au régime de Castro l'ont été à travers des ordonnances présidentielles, ce qui signifie que le prochain président peut revenir dessus et je le ferai sauf si le régime de Castro répond à nos demandes, pas mes demandes, nos demandes", avait déclaré Donald Trump en septembre lors d'un discours de campagne, avant l'élection du 8 novembre qui lui a donné la victoire. "Vous savez ce que sont ces demandes. Ces demandes porteront sur les libertés religieuses et politiques pour le peuple cubain et la libération des prisonniers politiques", avait ajouté le républicain.

"Un tyran est mort". Les réactions à la mort de Fidel Castro étaient particulièrement virulentes du côté des élus républicains américains d'origine cubaine. "Un tyran est mort", a écrit sur Twitter Ileana Ros-Lehtinen, élue à la Chambre des représentants pour la Floride, où les exilés cubains sont nombreux. "Bien que Fidel Castro soit mort, le nouveau 'patron', Raul, est exactement pareil que l'ancien patron", a-t-elle fustigé.

L'ancien rival de Donald Trump à la primaire républicaine, le sénateur du Texas Ted Cruz, d'origine cubaine par son père, a dénoncé sa "dictature communiste brutale". "La mort de Fidel Castro ne ramènera pas ses milliers de victimes, pas plus qu'elles n'apportera de réconfort à leurs familles", a-t-il écrit dans un communiqué. "Nous pensons aujourd'hui à eux et honorons les âmes courageuses qui ont mené la lutte solitaire contre la dictature communiste brutale qu'il a imposée à Cuba."