Terrorisme : la France va intensifier sa coopération avec la Tunisie

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Terrorisme : la France va intensifier sa coopération avec la Tunisie
Les deux ministres ont affiché leur détermination à lutter contre le terrorisme, lors de leur rencontre mercredi 29 juillet. @ JACQUES DEMARTHON / AFP
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Un mois après l’attaque ayant coûté la vie à 38 touristes, à Sousse, la France a annoncé mercredi qu’elle allait renforcer sa collaboration avec la Tunisie dans sa lutte contre le terrorisme.

La France va "renforcer" sa coopération antiterroriste avec la Tunisie en lui fournissant notamment une unité cynophile de détection d'explosifs et en formant des unités d'intervention, a annoncé mercredi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Une coopération en plein essor. La Tunisie est "devenue une cible" pour les terroristes "car (elle) a réussi sa transition démocratique (et) cet espoir doit continuer de vivre", a déclaré le ministre de l’Intérieur place Beauvau, à Paris, à l'issue d'une rencontre avec son homologue tunisien Najem Gharsalli. "La coopération progresse", elle doit "s'accélérer" et "s'intensifiera", a affirmé Bernard Cazeneuve, qui a cosigné mercredi à cet égard une "lettre d'intention" avec Najem Gharsalli et a fait part de la "détermination sans faille" de la France pour "renforcer" cette collaboration. Un "impératif politique", mais aussi "sécuritaire" car la Tunisie est "proche de nos frontières", a-t-il fait valoir.

"Mon pays est devenu démocratique" et est "menacé" par le terrorisme, a répondu Najem Gharsalli avant d’ajouter : "Nous sommes déterminés à défendre les mêmes valeurs [...] avec nos alliés européens et américains. Nous avons les mêmes ennemis et les mêmes objectifs".

Des formations dispensées par le Raid et le GIGN. Dès septembre, une unité cynophile détectant les explosifs sera mise à la disposition de la Tunisie, afin "d'accentuer" la lutte contre le déminage, a indiqué Bernard Cazeneuve. Les Français ont également promis des formations, dont celle d'unités d'intervention tunisiennes par les policiers et gendarmes d'élite français du Raid et du GIGN.

Une démocratie "menacée". Ces derniers mois, la Tunisie a été la cible d’attaques meurtrières, revendiquées par le groupe État islamique. En juin dernier à Sousse, 38 touristes ont été tués dans un hôtel touristique par un étudiant tunisien. En mars déjà, la Tunisie avait subi un attentat au musée du Bardo à Tunis, qui avait coûté la vie à 22 personnes dont 21 touristes. Depuis fin 2012, plusieurs dizaines de militaires et de policiers sont morts alors que le pays fait face à un essor de la mouvance djihadiste depuis la révolution de 2011 et la chute de Ben Ali.