Syrie : les Occidentaux sont en train de faiblir, selon Bachar al-Assad

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Syrie : les Occidentaux sont en train de faiblir, selon Bachar al-Assad
Bachar al-Assad affirme ne pas perdre le sommeil à cause des victimes civiles tuées chaque jour en Syrie.@ SANA / AFP
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Dans une interview au "Sunday Times", le président syrien affirme que la Russie a la puissance de feu russe a supplanté l'action de la coalition occidentale contre Daesh.

Le président Bachar al-Assad estime que les Occidentaux, qui mènent une coalition anti-djihadiste en Syrie, sont en "train de devenir bien plus faibles", dans un entretien publié dimanche dans le Sunday Times. "Quand par le passé je disais quoi que ce soit, les gens disaient que le président syrien était déconnecté de la réalité. Maintenant c'est différent, les Occidentaux sont en train de devenir bien plus faibles", déclare-t-il, en soulignant le rôle joué par son allié russe. Cette interview coïncide avec le lancement dimanche de l'offensive sur Raqqa, lancée par des forces soutenues par Washington

Les Russes ont fait la différence. "Ce qui a fait la différence, bien entendu, c'est la puissance de feu. Ils ont une puissance de feu que nous n'avons pas", dit-il à propos de la Russie. Le groupe État islamique (EI), développe-t-il, "faisait du trafic de pétrole et utilisait les gisements irakiens sous les yeux des drones et satellites américains, et les Occidentaux ne disaient rien. Puis les Russes sont intervenus et l'EI a commencé à décliner, dans tous les sens du terme". "Nous combattions une réserve illimitée de terroristes venant en Syrie et nous étions en difficulté, mais la puissance de feu russe et iranienne a contrebalancé" le rapport de forces, dit Bachar al-Assad.

Assad blâme les rebelles. Le président syrien évoque également Alep, l'ancienne capitale économique de la Syrie, un enjeu majeur tant pour le régime que pour les insurgés, qui s'affrontent depuis 2011 dans une guerre qui a fait plus de 300.000 morts. "Alep, c'est une situation où les terroristes ont occupé une partie de la ville, et nous avons besoin de nous en débarrasser", lâche Bachar al-Assad, accusant les rebelles "d'utiliser les civils comme boucliers humains".

"Je fais du sport". Et lorsque le Sunday Times demande au président syrien si les morts d'enfants victimes du conflit ne lui font pas fait perdre le sommeil, Bachar al-Assad se met à "rire", puis déclare : "Je connais le sens de cette question". "Je dors, je travaille et mange normalement, et je fais du sport", dit-il.