Syrie : la trêve "en grand danger"

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Syrie : la trêve "en grand danger"
De nouveaux raids aériens ont ensanglanté Alep vendredi.@ AMEER ALHALBI / AFP
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L'ONU et Barack Obama ont affiché vendredi leurs craintes d'une reprise rapide du conflit syrien malgré les négociations menées à Genève.

Bientôt une reprise du conflit syrien ? C'est ce que craignent l'ONU comme Barack Obama. "Sur la base de tous les critères, la cessation des hostilités est toujours en vigueur, mais elle est en grand danger si nous n'agissons pas rapidement", a estimé vendredi l'émissaire spécial des Nations unies lors d'une conférence de presse. "Je suis très inquiet concernant la cessation des hostilités", a ensuite appuyé Barack Obama, en déplacement à Londres.

L'ONU annonce également la poursuite jusqu'à mercredi, "comme prévu", des négociations de paix menées à Genève, malgré le départ du principal groupe d'opposition. Vendredi, des raids aériens ont encore fait au moins 18 morts dans les quartiers rebelles d'Alep. Les Nations unies appellent à une réunion ministérielle d'urgence pour dynamiser les efforts de paix.

Multiplication des échanges. A l'issue de ce troisième round de négociations, l'émissaire des Nations unies s'est engagé à faire à nouveau le point sur la situation et les éventuels progrès dans la difficile question du gouvernement de transition, qui oppose les opposants et le gouvernement de Damas. "Il y a un changement par rapport aux autres rounds, les parties présentes parlent toutes du même sujet, la transition politique", a-t-il ajouté.

L'opposition syrienne, représentée par le Haut comité des négociations (HCN) a suspendu lundi dernier sa participation "formelle" aux pourparlers pour protester contre la "détérioration" de la situation sur le terrain. Des experts techniques sont cependant restés sur place et ont eu des entretiens dans les hôtels.

L'émissaire spécial de l'ONU, qui enchaîne les entretiens avec tous les groupes de représentation syriens, a également rencontré vendredi en fin d'après-midi "l'opposition intérieure", basée en Syrie et tolérée par Damas. Ce groupe n'est pas opposé au maintien au pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, alors que le HCN a fait de son départ une condition préalable à tout accord sur une transition politique.