Syrie : Hollande repart avec l'appui d'Obama, mais…

  • A
  • A
Syrie : Hollande repart avec l'appui d'Obama, mais…
@ JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Partagez sur :

Le président français semble quelque peu impuissant sur le dossier syrien.

La poignée de main a été glaciale. Barack Obama et Vladimir Poutine se sont parlé pendant une heure et demie, un entretien qualifié par le président russe de "franc et fructueux". A l'ordre du jour : la situation en Syrie. Les deux dirigeants sont toujours en désaccord sur le sort à réserver à Bachar al-Assad. François Hollande est sur la même ligne que Barack Obama : pas question que le président syrien fasse partie d'une solution politique pour le pays.

"Des barils de poudre largués sur des enfants". François Hollande va donc quitter le sommet des Nations unies avec ce qu'il était venu chercher : le puissant soutien de son homologue américain. Sur l'intransigeance à l'égard de Bachar al-Assad, les deux dirigeants emploient la même image pour caractériser ses massacres : "des barils de poudre largués sur des enfants".

"On ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau". A l'opposé, Vladimir Poutine a appelé à soutenir un régime qui "combat vaillamment le terrorisme". François Hollande lui a répondu à la tribune de l'ONU : "j'en vois qui déploient tous leurs efforts diplomatiques pour incorporer Bachar al-Assad dans ce processus. Mais on ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau. Assad est à l'origine du problème, il ne peut pas faire partie de la solution".

Une fermeté que le président français exprime depuis le début de la crise, alors que d'autres dirigeants, comme Angela Merkel, ont fait évoluer leur position sur ce sujet.

"Cinq pays ont la clé de la crise". Mais pas la France. Si les apparences sont sauves, l'impact de la France dans ce dossier syrien reste très relatif. Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, l'a d'ailleurs rappelé cruellement à la tribune : "cinq pays ont la clé de la crise : la Russie, les Etats-Unis, l'Iran, la Turquie et l'Arabie saoudite." La France n'en est pas. Autre illustration de ce décalage : alors qu'un écran diffusait en direct le discours de François Hollande dans la salle de presse, un autre écran montrait, au même moment, Barack Obama s'attablant avec Ban Ki-moon pour déjeuner.