Syrie : deux militaires russes tués dans une attaque au mortier

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Syrie : deux militaires russes tués dans une attaque au mortier
La base militaire russe de Hmeimim a été attaquée en pleine nuit (image d'archives) @ VADIM GRISHANKIN / RUSSIAN DEFENCE MINISTRY / AFP
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La veille du Nouvel An, une base militaire russe en Syrie a été attaquée au mortier par des islamistes, tuant deux militaires russes. 

Le ministère russe de la Défense a annoncé jeudi que deux militaires russes avaient été tués dans une attaque au mortier menée par des islamistes en Syrie à la veille du Nouvel An.

Une attaque soudaine au mortier. "Alors que la nuit tombait, la base aérienne de Hmeimim a subi une soudaine attaque au mortier d'un groupe mobile de militants" au cours de laquelle "deux militaires ont été tués", selon le ministère de la Défense cité par des agences de presse. Le ministère a démenti parallèlement des informations du quotidien Kommersant selon lesquelles sept avions militaires avaient été "pratiquement détruits" dans cette attaque, les qualifiant de "fausses". Selon le ministère, la sécurité a été accrue après l'attaque autour de la base de Hmeimim, située dans l'ouest de la Syrie.

Déjà deux militaires perdus dans un crash d'hélicoptère. Le ministère avait annoncé la veille qu'un hélicoptère militaire russe s'était écrasé en Syrie, également le 31 décembre, tuant les deux pilotes, en raison d'un problème technique. L'hélicoptère faisait route vers Hama dans le nord-ouest de la Syrie et aucun coup de feu n'avait été tiré depuis le sol, selon le ministère cité par des agences.

Un retrait partiel des troupes russes. La Russie s'est impliquée depuis septembre 2015 dans le conflit en Syrie avec une campagne aérienne pour soutenir le régime de Bachar al-Assad. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a affirmé en décembre dernier que la Russie avait achevé le retrait partiel de ses troupes sur ordre du président Vladimir Poutine, conformément à l'annonce de ce dernier le 11 décembre. L'armée russe a amorcé le 12 décembre ce retrait partiel après deux ans d'intervention.

Des forces spéciales actives contre l'EI. La Russie va maintenir en Syrie son Centre de réconciliation des belligérants, trois bataillons de police militaire, ainsi que la base aérienne de Hmeimim et la base militaire navale de Tartous, avait précisé Sergueï Choïgou. Parallèlement, Moscou a reconnu ces derniers mois que ses forces spéciales étaient actives sur le terrain dans l'offensive contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI).