Syrie : Ban Ki-moon s'alarme d'informations faisant état d'atrocités contre des civils à Alep

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Syrie : Ban Ki-moon s'alarme d'informations faisant état d'atrocités contre des civils à Alep
Ban Ki-moon a demandé à son envoyé spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, de se pencher sur les informations faisant état d'atrocités envers des civils d'Alep.@ AFP
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Mais les Nations-Unis ont par ailleurs précisé qu'elles ne peuvent pas vérifier "de manière indépendante" ces informations.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'est alarmé lundi d'informations faisant état d'atrocités "contre un grand nombre" de civils, dont des femmes et des enfants, ces dernières heures dans la ville d'Alep en Syrie, selon son porte-parole.

Des informations à vérifier. "Tout en soulignant que les Nations unies ne peuvent vérifier de manière indépendante ces informations, le secrétaire général souhaite transmettre ses grandes inquiétudes aux parties concernées", a déclaré Stephane Dujarric. Ban Ki-moon a demandé à son envoyé spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, de se pencher sur ces informations.

Rappel à l'ordre. "Les Nations unies soulignent l'obligation pour toutes les parties sur le terrain de protéger les civils en se conformant aux règles humanitaires internationales", a ajouté Stephane Dujarric. "C'est en particulier la responsabilité du gouvernement syrien et de ses alliés", notamment la Russie et l'Iran, a-t-il aussi noté.

Sur le point de tomber dans l'escarcelle de Damas. Alep était lundi sur le point de tomber aux mains du régime et de ses alliés après quatre semaines d'une offensive dévastatrice contre les rebelles. En perdant ses dernières positions à Alep, la rébellion va essuyer son pire revers depuis le début de la guerre en mars 2011. La reconquête totale de la ville offrira au régime le contrôle des cinq principales villes de Syrie avec Homs, Hama, Damas et Lattaquié. Dans le sud de la métropole ravagée, les frappes aériennes et les tirs d'artillerie se poursuivaient sur le dernier réduit rebelle, alors que les civils continuaient de fuir, aggravant une situation humanitaire déjà catastrophique.