Suisse : les réfugiés contraints de participer aux frais d'asile

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Suisse : les réfugiés contraints de participer aux frais d'asile
Des migrants. Image d'illustration.@ ANDREJ ISAKOVIC / AFP
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Les migrants sont priés de verser leur argent à la Suisse si leur pécule dépasse les 1.000 francs suisses lors de leur arrivée, a révélé une chaîne helvète jeudi.

Les réfugiés arrivant en Suisse doivent remettre aux autorités tous les biens pour une valeur supérieure à 1.000 francs suisses (un peu plus de 900 euros) dont ils disposent afin de participer à leur entretien, rapporte la chaîne SFR jeudi.

Des reçus donnés aux migrants. L'émission "10 vor 10" a montré le reçu qu'un réfugié syrien avait obtenu des autorités helvètes en échange de la moitié de l'argent liquide qui lui restait après avoir payé à des trafiquants le passage de sa famille dans le pays. L'émission montrait également une note d'information sur laquelle était écrit : "si vous possédez des valeurs pour plus de 1.000 francs suisses à votre arrivée au centre de réception, vous devez abandonner ces valeurs financières contre un reçu". 

Aussi 10% de leurs revenus. L'autorité en charge de l'immigration, la SEM, explique cette mesure par la loi qui exige des réfugiés de contribuer dans la mesure du possible aux coûts de leurs demandes d'asile et de la fourniture d'une assistance sociale. "Si une personne s'en va de son plein gré dans un délai de sept mois, cette personne pourra récupérer son argent et l'emporter avec elle. Dans le cas contraire, l'argent couvrira les frais engagés", a dit un porte-parole de la SEM.

Les réfugiés qui obtiennent le droit de résider sur le sol suisse doivent en outre verser 10% de leurs revenus pendant une période de dix années jusqu'à concurrence de 15.000 francs suisses de frais.

Bientôt au Danemark ? Une proposition de confiscation des biens possédés par les réfugiés afin de contribuer au financement de leur séjour a été présentée au Danemark. La proposition critiquée par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) est actuellement amendée pour relever le montant des avoirs que les demandeurs d'asile peuvent conserver.