Scandale en Corée du Sud : le parquet veut entendre rapidement la présidente

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Scandale en Corée du Sud : le parquet veut entendre rapidement la présidente
@ ED JONES / AFP
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Le scandale qui fait rage depuis trois semaines implique l'amie de 40 ans de la présidente, Choi Soon-Sil, une sulfureuse confidente de l'ombre qui a été arrêtée pour fraude et abus de pouvoir.

Le parquet de Séoul a annoncé dimanche vouloir entendre rapidement la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye au sujet d'un scandale de corruption explosif qui a déclenché des manifestations monstres pour réclamer sa démission.

"Mardi ou mercredi au plus tard". Le scandale qui fait rage depuis trois semaines implique l'amie de 40 ans de la présidente, Choi Soon-Sil, une sulfureuse confidente de l'ombre qui a été arrêtée pour fraude et abus de pouvoir. "Nous avons besoin d'entendre la présidente mardi ou mercredi au plus tard", a dit une source au parquet de Séoul citée par l'agence de presse sud-coréenne Yonhap. Le parquet a adressé à cet effet une note à la présidence, selon cette source. Park pourrait répondre aux enquêteurs du parquet dès mardi après avoir choisi un avocat, a déclaré son porte-parole, sans autre précision.

Disposée à répondre "avec sincérité" aux questions. Si elle accepte d'être entendue, il s'agira de la première audition par le parquet d'un chef de l'Etat en exercice. Elle s'était dit récemment disposée à répondre "avec sincérité" aux questions des procureurs sans se cacher derrière l'immunité présidentielle. La confidente de Park est accusée de s'être servie de son entregent pour contraindre des conglomérats comme Samsung à verser des donations à des fondations douteuses, sommes dont elle se servait ensuite à des fins personnelles.

Choi est également accusée de s'être mêlée des affaires de l'Etat, y compris d'avoir eu son mot à dire sur la nomination de hauts responsables. La présidente est, elle, soupçonnée d'avoir aidé son amie à obtenir des financements pour les fondations en question, et de l'avoir laissée s'ingérer dans les affaires gouvernementales alors qu'elle n'exerçait pas le moindre rôle officiel.