Sarkozy : Copenhague "court à la catastrophe"

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Sarkozy : Copenhague "court à la catastrophe"
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Arrivé jeudi après-midi à la conférence, le président français veut redynamiser les débats pour aboutir à un accord.

Si aucun progrès n’est fait, la conférence de Copenhague sur le climat "court à la catastrophe", a déclaré Nicolas Sarkozy, avant d’espérer un "changement de braquet". "Quelles que soient nos positions de départ, l'échec nous est absolument interdit. Tous, nous aurions des comptes à rendre devant l'opinion publique mondiale et devant nos opinions publiques", a ensuite ajouté le président de la République.

Nicolas Sarkozy a rejoint la capitale danoise pour participer vendredi à la dernière journée de négociation, qui rassemble de très nombreux chefs d’Etat. Comme à son habitude, le président français a fait preuve d’un volontarisme inhabituel dans ce genre de sommet. "La conférence de Copenhague ne peut pas consister en une succession de discours qui ne se confrontent jamais. Nous ne sommes pas ici pour un colloque sur le réchauffement climatique, nous sommes ici pour prendre des décisions", a-t-il déclaré.

"Il y a un point qui nous rassemble tous, c'est que l'échec de Copenhague serait catastrophique pour chacun d'entre nous", a précisé le président français en séance plénière, appelant chacun à faire des concessions. Les négociations s’enlisent depuis quelques jours, les Etats-Unis voulant revoir à la baisse leurs objectifs de réduction des émissions de CO2, tandis que la Chine défend son droit à se développer.

L’intervention de Nicolas Sarkozy s’est conclue par des propos alarmistes, le président déclarant : "Il reste moins de 24 heures. Si on continue comme ça, c'est l'échec". L’Union européenne a réclamé jeudi après-midi la convocation d'une réunion extraordinaire dans la soirée "avec les principaux acteurs" pour mettre fin au blocage et parvenir à un accord.