Romney contraint de dévoiler sa fortune

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Romney contraint de dévoiler sa fortune
Mitt Romney a dévoilé ses feuilles d'impôts sous la pression.@ Reuters
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Sous la pression, le candidat américain à la présidentielle a publié ses feuilles d'impôts.

Après sa défaite à la primaire en Caroline du Sud contre Newt Gingrinch, Mitt Romney a décidé de jouer la transparence. Comme les autres candidats, Romney a publié mardi ses feuilles d'impôts, qui n'ont pas fini de faire parler.

D'abord, ces documents transmis au Washington Post confirment son statut de multimillionnaire. Mitt Romney a déclaré des revenus de 21,7 millions de dollars (16,6 millions d'euros au cours actuel) pour 2010, et 20,9 millions (16M€) pour 2011. Au total, pour ces deux années, le candidat républicain a donné 7 millions de dollars à des œuvres de charité – pour l'essentiel à l'Eglise mormone – et payé 6,2 millions de dollars d'impôts fédéraux.

Imposé à 15%

Les trois millions de dollars de contributions versées en 2010 représentent un taux effectif d'imposition de 13,9% et les 3,2 millions de dollars payés l'an dernier un taux de 15,4%. Des taux bien inférieurs à ceux que subissent la majorité des Américains (35%). Ceci s'explique par le fait que ses revenus sont issus pour la plupart du capital, moins taxés aux Etats-Unis.

Et sur ce point aussi, Mitt Romney s'attire les foudres de ses concitoyens. Aussi bien chez les républicains que chez les démocrates, ses adversaires l'ont accusé d'avoir fait fortune sur le dos de sociétés en faillite, dont les naufrages ont mis des milliers d'Américains au chômage, du temps où il était le fondateur de Bain Capital (1984-1999).

Un compte en Suisse

Enfin, ses conseillers ont également fini par révéler la fermeture en 2010 d'un compte en Suisse à son nom, où dormait une partie de ses revenus.

Voilà qui va donner du grain à moudre au président Obama. Ce dernier réclame que les riches et les grandes sociétés payent davantage d'impôts afin d'aider le pays à alléger son énorme dette. Les républicains s'opposent à toute hausse des taxes, qu'ils estiment préjudiciable à l'emploi.