Roman Polanski "ne sera pas aux États-Unis la semaine prochaine"

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Roman Polanski "ne sera pas aux États-Unis la semaine prochaine"
Roman Polanski a reconnu une relation sexuelle avec une jeune fille de 13 ans en 1977, mais a toujours nié le viol. @ AFP
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Le cinéaste, accusé depuis 40 ans de viol d’une mineure, ne se rendra pas à une audience prévue la semaine prochaine. 

INTERVIEW

"Roman Polanski ne sera pas aux États-Unis la semaine prochaine", a affirmé son avocat, maître Hervé Temime, jeudi soir sur Europe 1. Une audience est prévue la semaine prochaine pour examiner une demande de son avocat américain concernant l'affaire d'accusation de viol d'une mineure qui le poursuit depuis 40 ans, a indiqué l'avocat français du cinéaste à l'AFP. 

Le témoignage du procureur de l'époque au cœur de l'audience. "L'avocat américain de Monsieur Polanski a demandé de lever le sellé sur l’audition d’un témoin capital, qui est le procureur de l’époque, et qui confirme qu’à cette époque il y a eu cet accord d’une peine plus que largement exécutée par Monsieur Polanski", a indiqué Me Hervé Temime à Europe 1. Cet accord prévoyait que "la peine qu'aurait à subir Roman Polanski serait égale à la durée qu'il passerait à la prison de Chino en Californie" a affirmé l'avocat à l'AFP. Le cinéaste franco-polonais a passé 42 jours dans cette prison.

Le témoignage du procureur Roger Gunson a été recueilli en 2010 aux Etats-Unis. Malgré les demandes des avocats de Polanski, la justice américaine a jusqu'à présent refusé de transmettre ce témoignage à la Suisse comme à la Pologne, lorsque le cinéaste a été rattrapé par le mandat d'arrêt des Etats-Unis dans ces deux pays.

Roman Polanski veut "faire lever son mandat d'arrêt." Roman Polanski veut ainsi "faire reconnaître qu'il a déjà exécuté sa peine" aux Etats-Unis, afin de pouvoir "voyager librement et faire lever son mandat d'arrêt" américain, a ajouté l'avocat. Il a totalement réfuté la peine de 50 ans de prison qu'aurait encourue à l'époque le cinéaste.

Roman Polanski a reconnu une relation sexuelle avec la jeune fille de 13 ans en 1977 mais a toujours nié le viol. Samantha Geimer a elle-même dit avoir pardonné au cinéaste et a réclamé à plusieurs reprises l'abandon des poursuites contre lui. L'affaire a une nouvelle fois ressurgi récemment lorsque Roman Polanski a dû renoncer à présider la cérémonie des César sous la pression des organisations féministes.