Retrait d’Afghanistan : le casse-tête du matériel

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Retrait d’Afghanistan : le casse-tête du matériel
Les milliers de tonnes de matériel envoyées en Afghanistan pendant les dix ans de l'opération militaire doivent être rapatriées.@ REUTERS
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Le coût du désengagement s’annonce élevé, et ses modalités ne sont pas encore tranchées.

>> Lundi, Bruce Toussaint, Jean-Pierre Elkabbach, François Clauss, grand reporter, et Didier François, spécialiste Défense, étaient en direct de Kaboul à partir de 7 heures pour une matinale exceptionnelle à vivre en direct sur Europe 1 et en vidéo sur Europe1.fr.

Dix ans de combats ont laissé des traces. En plus du retrait des troupes françaises en Afghanistan, l’armée doit faire face à une autre mission : le rapatriement des tonnes de matériel envoyées dans le pays au fil des années.

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© Reuters

Le 20 novembre, les 400 derniers militaires français déployés en Kapisa ont entamé leur retrait du pays, marquant la fin officielle de la mission de combat française. Mais après le départ des 700 autres soldats combattants encore stationnés dans le pays, qui partiront d’ici fin 2012, environ 1.500 soldats français resteront en Afghanistan, dont un millier pour assurer le rapatriement du matériel. Les quelque 500 autres se chargeront de la formation de l’armée afghane.

2.700 containers ou véhicules

D’après un rapport du député PS Jean Launay datant du 4 octobre, le volume est d’environ "2.700 containers ou véhicules, stockés au camp américain de Warehouse, à proximité de Kaboul". Au moment de la rédaction du rapport, le rapatriement était "déjà mis en œuvre, à hauteur d’un tiers du total environ", une proportion qui devait atteindre la moitié à Noël.

Le coût de ce désengagement s’annonce élevé, mais "ne peut pas être évalué à ce jour, compte tenu des incertitudes pesant encore sur ses modalités". Car plusieurs hypothèses sont à l’étude et les autorités n’ont pas encore tranché : la voie aérienne, la voie terrestre, "beaucoup moins coûteuse" ou des voies "multimodales".

Un budget de 300 à 500 millions d’euros

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© Reuters

La différence est en effet de taille, selon BFMTV. Par la voie aérienne, il faut compter entre 33.000 et 58.000 euros pour le transport d’une unité, contre 5.000 euros par la voie routière, en passant par l’Asie centrale. D’après Le Monde, le budget prévu pour l’ensemble de l’opération de rapatriement se situe au total entre 300 et 500 millions d’euros.

Pour l’heure, c’est la voie aérienne qui est utilisée, selon le quotidien. Pour acheminer le matériel par la route, ça coince encore : la force de l’Otan doit négocier avec les douanes afghanes. Mais aussi avec les pays par lesquels transiteraient les convois, comme l’Ouzbékistan et le Kazakstan. Eux espèrent tirer profit du passage des camions français.