Réfugiés syriens en Turquie : "La communauté internationale ne réagit pas"

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Hakki Akil, ambassadeur de Turquie en France, demande à la communauté internationale d'aider son pays face à l'afflux de réfugiés syriens. 

INTERVIEW

La situation humanitaire des réfugiés syriens en Turquie devient de plus en plus préoccupante. Des milliers de personnes, qui fuient les combats, arrivent chaque jour et s'entassent dans des camps, dans des conditions déplorables, alors qu'Ankara maintient fermé depuis plusieurs jours le poste-frontière d'Oncupinar, le seul point de passage accessible entre le nord de la province d'Alep et le sud de la Turquie. Face à cette situation, l'ONU a appelé mardi le pays à ouvrir sa frontière. "J’ai du mal à comprendre comment la communauté internationale ne bouge pas un doigt", a répliqué Hakki Akil, ambassadeur de Turquie en France. 

"Il faut arrêter ces massacres." "Il faut aller à la source du problème. Malheureusement aujourd’hui nous assistons à un massacre fait par l’avion russe et l’armée de Bachar al Assad, et la communauté internationale ne réagit pas. Avant de s’occuper des réfugiés, il faut arrêter ces massacres pour qu’il n’y ait pas plus de réfugiés", a expliqué l'ambassadeur de Turquie. 

"Tout le monde nous demande de supporter seul ce fardeau. Ça nous a coûté 9 milliards de dollars. Si la France avait dû faire le même effort, elle aurait dû dépenser 26 milliards d’euros de son budget. Et cela n’arrête pas d’augmenter", s'est désolé Hakki Akil. La Turquie redoute que les combats en cours autour de la ville d'Alep provoquent l'arrivée de 600.000 réfugiés à sa frontière.