Prise d'otages : la confusion en Algérie

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Prise d'otages : la confusion en Algérie
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Les islamistes disent retenir quarante-et-une personnes et exigent "l'arrêt de l'agression" au Mali.

>> L'ESSENTIEL

- Un groupe armé a attaqué un site gazier de BP à In Anemas.
- Les ravisseurs disent détenir 41 otages dont des Français. Non confirmé pour l'instant.
- Deux personnes auraient été tuées et trois autres blessées.
- La revendication : les ravisseurs veulent "l'arrêt de l'agression" au Mali

#L'ATTAQUE

L'attaque a eu lieu en deux temps. D'abord les employés du site qui se rendaient en bus sur leur lieu de travail ont croisé des dizaines de pick-up lourdement armés, mercredi matin. Il y a alors eu des échanges de coups de feu, selon les informations recueillies par Europe 1. Mais le bus, sous bonne escorte, a réussi à repousser les assaillants.

Ces derniers se sont alors tournés vers la base de vie du site gazier. Les employés n'ont alors pas eu beaucoup de temps pour réagir, mais certains ont pu passer quelques coups de fil pour prévenir qu'une attaque était en cours. Le site compte 400 employés au total.

>> A lire également : Sliman, a reçu l'appel d'un otage.

#LES OTAGES

• Des otages occidentaux détenus. Le flou demeure autour du nombre et de la nationalité des otages. Le groupe d'islamistes dit en détenir quarante-et-un. Mais rien n'a été confirmé pour le moment. Il y aurait également un Irlandais parmi eux, a annoncé le ministre irlandais des Affaires étrangères. Le Premier ministre norvégien, a annoncé de son côté, que treize Norvégiens figurent parmi les otages. Washington a également fait savoir que des Américains figurent parmi les personnes retenues.

• Des otages libres de circuler sur la base. Cent cinquante employés algériens du groupe français CIS Catering qui travaillent sur le site de BP sont aussi retenus, selon le PDG, Régis Arnoux, interrogé par LeJDD.fr. "J'ai 150 employés algériens qui sont laissés en liberté sur la base, contrairement aux otages étrangers qui sont eux bloqués dans un coin et ne peuvent pas bouger. Mais ils (les employés, ndlr) n'ont pas le droit de quitter la base", a-t-il précisé.

• Deux victimes et des blessés ? Un Britannique et un Algérien ont été tués et six autres personnes ont été blessées lors de l'attaque, a annoncé le ministre algérien de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia. "Il y a eu deux morts, un Algérien et un Britannique", a dit le ministre à la télévision nationale qui a fait état d'un Britannique, un Norvégien et un Ecossais blessés, ainsi que deux gendarmes et un agent de sécurité algériens. Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a confirmé jeudi la mort d'un Britannique, qu'il a qualifié de "meurtre de sang-froid".

#LES RAVISSEURS

Les revendications des ravisseurs sont floues. Ils ont d'abord réclamé la libération de 100 islamistes détenus en Algérie. "Il semblerait qu'ils veulent ressortir de cette région pour sortir du pays avec des otages, ce qui ne saurait être accepté par les autorités algériennes", a ensuite indiqué le ministre algérien de l'Intérieur, Dahou Ould Kabli. Mercredi soir, dans un communiqué, ils disent avoir agi "en réaction à (...) la croisade menée par les forces françaises au Mali", dont ils exigent l'arrêt/

Les assaillants ont revendiqué leur appartenance à Al-Qaïda. D'après nos informations, ce commando serait arrivé par la frontière libyenne à proximité. Une information cependant démentie par l'Algérie. Seule certitude dans l'immédiat : le ministre algérien de l'Intérieur a prévenu qu'il ne négocierait pas avec les "terroristes".