Pour Schäuble, il serait "irresponsable" de ne pas aider la Grèce

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Pour Schäuble, il serait "irresponsable" de ne pas aider la Grèce
Plan d'aide : "Une participation du FMI, également financière, est indispensable", dit Schäuble@ Thierry Charlier / AFP
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CRISE GRECQUE - Le ministre allemand des Finances ne veut pas voir Berlin fermer la porte au plan d'aide. Il appelle même le FMI à se joindre à l'effort, après avoir été l'un des plus durs contre Athènes au sein de l'Union. 

Au plus dur de la crise grecque, il était intraitable avec Athènes. Aujourd'hui, Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, estime qu'il serait "irresponsable" de mettre des bâtons dans les roues au plan d'aide.

"Utiliser cette chance". Schäuble a plaidé, devant le Bundestag, pour le vote des députés allemands au plan d'aide à la Grèce, troisième programme censé sortir Athènes des abysses. "Au regard du fait que le parlement grec a déjà adopté une grosse partie des mesures (de réformes), il serait irresponsable de ne pas utiliser cette chance pour un nouveau départ en Grèce", a martelé le ministre.

Les députés allemands devraient en grande majorité suivre l'avis du gouvernement, comme ils l'ont fait à chaque vote sur la Grèce, et ce malgré une montée des voix "Contre" dans le parti conservateur CDU de la chancelière Angela Merkel. Ce qui s'est effectivement passé mercredi en milieu de journée : 454 députés sur les 585 élus du Bundestag présents ont voté pour, 113 contre et 18 se sont abstenus.

Le FMI attendu. Insistant sur le fait que ce nouveau programme, pouvant apporter quelque 86 milliards d'euros à la Grèce en différents versements, était soumis à des conditions que la Grèce doit remplir, ce qui sera régulièrement vérifié, Wolfgang Schäuble a expliqué que le but des nombreuses réformes demandées était "que la Grèce se remette économiquement debout sur ses propres jambes le plus vite possible". Le ministre allemand a réaffirmé être "tout à fait confiant" dans le fait que le FMI s'associerait finalement à ce plan en octobre, si les conditions sont remplies.

L'institution internationale, qui avait participé aux deux premiers programmes d'aides à la Grèce, réclame un allègement "significatif" du poids de la dette grecque. L'Allemagne est opposée à tout effacement pur et simple d'une partie des créances, mais est en revanche prête à jouer sur les taux d'intérêt et les maturités des créances, ce qui toutefois laisse une marge de manœuvre "limitée", a reconnu Wolfgang Schäuble.

"Une participation du FMI, également financière, est indispensable", a insisté le ministre.