Pas de respect pour les réfugiés : la campagne choc de l'extrême droite italienne

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Pas de respect pour les réfugiés : la campagne choc de l'extrême droite italienne
Des militants de CasaPound, un groupe d'extrême droite italien, ont déployé dans la nuit de lundi à mardi des dizaines de banderoles à travers l'Italie pour crier leur mépris pour les réfugiés. @ ANDREAS SOLARO / AFP
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"Qui fuit la guerre, abandonnant parents, femme et enfants, ne mérite pas le respect"... le message est pour le moins choquant, et pourtant il s'affiche sur des banderoles à travers l'Italie. 

Des militants de CasaPound, un groupe d'extrême droite italien, ont déployé dans la nuit de lundi à mardi des dizaines de banderoles à travers l'Italie pour crier leur mépris pour les réfugiés, en plein tollé international autour du décret américain anti-immigration.

"Ils ne méritent pas le respect". "Qui fuit la guerre, abandonnant parents, femme et enfants, ne mérite pas le respect", proclame chacune de ces banderoles, installées dans les grandes villes comme dans des petites communes du nord au sud du pays, selon des photos diffusées par le groupe sur Facebook. "Certains pourront trouver notre message choquant", a reconnu CasaPound dans un communiqué. "Mais tous ceux qui n'ont pas fait de l'hypocrisie leur bannière savent qu'il n'est pas possible de mettre sur le même plan celui qui abandonne son pays et sa famille à leur propre destin et celui qui combat pour la liberté de son peuple".

Des soutiens de Donald Trump. Héritier du fascisme, CasaPound revendique 6.000 militants et compte quelques élus locaux mais reste très marginal au plan national. Ces dernières années, le groupe s'est rapproché de la Ligue du Nord, le parti anti-euro et anti-immigré de Matteo Salvini. Ce dernier, omniprésent sur les réseaux sociaux, a apporté sur Twitter un soutien appuyé au décret anti-immigration du président américain Donald Trump, critiquant avec virulence, et en anglais, les oppositions. "Les Américains ont voté, Trump a gagné et il fait ce qu'il avait promis. Les manifestants contre le président sont de mauvaise foi, ils n'acceptent pas la démocratie", a écrit Matteo Salvini. "L'UE, l'ONU, Merkel, Soros, Zuckerberg, Starbucks, les journalistes, les juges, les célébrités snobs, l'islam : tous contre Trump. Comment ne pas l'aimer?", a-t-il insisté.