Paris "condamne l'offensive" du régime syrien "pour asphyxier Alep"

  • A
  • A
Paris "condamne l'offensive" du régime syrien "pour asphyxier Alep"
@ AFP
Partagez sur :

Le régime syrien a été soutenu par la Russie pour assiéger la ville d'Alep.

La France "condamne l'offensive brutale menée par le régime syrien, avec le soutien de la Russie, pour encercler et asphyxier Alep, au nord de la Syrie, et ses centaines de milliers d'habitants", a déclaré mercredi soir le chef de la diplomatie française. 

Le régime syrien et la Russie "torpillent les efforts de paix". Laurent Fabius a fait cette déclaration alors que l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura venait d'annoncer la suspension des négociations inter-syriennes de Genève, qui sont dans l'impasse. "J'exprime le plein soutien de la France à la décision de l'envoyé spécial, dans ce contexte, de suspendre les négociations, auxquelles ni le régime de Bachar al-Assad ni ses soutiens ne souhaitent visiblement contribuer de bonne foi, torpillant ainsi les efforts de paix", a ajouté Laurent Fabius.

L'armée syrienne, soutenue par l'aviation russe, a réussi à resserrer l'étau mercredi autour des rebelles dans la ville d'Alep après avoir coupé leur principale route d'approvisionnement, un nouveau succès pour le régime depuis l'intervention de Moscou dans le conflit.

Respect des obligations humanitaires. Le ministre français a ajouté que son pays attend du régime de Damas et de ses alliés "le respect de leurs obligations humanitaires et de la résolution 2254 du Conseil de sécurité, à savoir la cessation des bombardements indiscriminés, la levée des sièges et le plein accès humanitaire aux populations syriennes". Laurent Fabius a précisé qu'il aura des "consultations approfondies" sur ces questions avec les partenaires de la France, jeudi lors de la conférence de Londres des donateurs pour les victimes du conflit. Des dirigeants du monde entier tenteront à cette occasion de réunir neuf milliards de dollars pour 13,5 millions de personnes en situation de vulnérabilité ou déplacées en Syrie, ainsi que pour les 4,2 millions de Syriens qui se sont réfugiés dans des pays voisins comme la Jordanie ou le Liban.