VIDEO - Paraguay : le parlement saccagé, un opposant tué

  • A
  • A
VIDEO - Paraguay : le parlement saccagé, un opposant tué
Vendredi, les opposants ont saccagé les bureaux des sénateurs favorables à l'amendement avant de provoquer des incendies. @ AFP
Partagez sur :

Après des violences au parlement vendredi, un responsable de l'opposition a été tué d'une balle dans la tête, a annoncé samedi le chef de cette formation politique.

Un responsable de l'opposition au Paraguay a été tué d'une balle dans la tête après l'irruption de la police au siège du Parti libéral à la suite de violences au parlement, a annoncé samedi le chef de cette formation, Efrain Alegre.

Le ministère de l'Intérieur a confirmé qu'une enquête avait été ouverte "sur les circonstances de la mort qui serait due à un agent de la police nationale". "Les responsables seront mis à disposition de la justice", a-t-il ajouté.

Une trentaine de blessés après le saccage du parlement. Le bâtiment du Congrès a été saccagé et incendié vendredi par des manifestants opposés à un projet controversé d'amendement constitutionnel qui annulerait le mandat présidentiel unique pour permettre au dirigeant conservateur Horacio Cartes, au pouvoir depuis 2013, de se représenter en 2018.  Les violences ont fait également une trentaine de blessés et 211 personnes ont été arrêtées. Parmi les blessés par des balles de caoutchouc, figurent le président du Congrès, l'opposant Roberto Acevedo, Efrain Alegre et le député liberal Edgar Acosta.

L'opposition appelle à la "résistance". Le président de Jeunesse Libérale, âgé de 25 ans, a reçu une balle dans la tête au siège du Parti Libéral où s'étaient réfugiés une partie des manifestants dispersés par la police. Les sénateurs d'opposition proches de l'ex-président de gauche Fernando Lugo ont approuvé la réforme, mais l'opposition libérale a dénoncé "un coup parlementaire" et appelé à "la résistance".

Le vote prévu samedi, reporté. Les affrontements ont éclaté après l'adoption de la réforme constitutionnelle au Sénat mais le vote à la chambre des députés, prévu samedi, a été reporté en raison des violences. Après la dictature du général Stroessner, la Constitution de 1992 avait tranché: pas de réélection. La disposition visait à protéger le Paraguay d'une tentative d'un président de se cramponner au pouvoir.