Ouragan Matthew en Haïti : l'eau potable est la priorité absolue des ONG

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Depuis le passage de l'ouragan Matthew, les victimes se comptent pas centaines et la situation sanitaire est très préoccupante notamment à cause du manque d'eau potable.

Un deuil national de trois jours démarre ce dimanche en Haïti, après le passage de Matthew. Le bilan n'est sans doute pas définitif mais on parle déjà de 900 morts et certaines régions sont encore inaccessibles. Les Américains annoncent l'envoi de 300 Marines, qui vont venir s'ajouter aux soldats et aux hélicoptères déjà sur place. La France, elle, envoie ce matin 60 soldats et 32 tonnes de matériel, notamment pour purifier l'eau. C'est l'un des grands enjeux de cette crise humanitaire.

L'eau, une priorité absolue. L'eau est ultra-polluée depuis le passage de l'ouragan. Les produits ménagers des maisons dévastées s'y sont répandues. Elle est aussi porteuse du choléra à cause des cadavres qui gisent encore des zones inondées. À l'heure actuelle en Haïti, la seule eau potable est celle qu'apportent les ONG, trop peu pour une population entière dans le besoin. Alors dès que les hommes de la Sécurité civile poseront un pied sur l'île, un seul objectif : trouver un site d'eau douce, puis le purifier avec du matériel sophistiqué.

Des machines de purification très sophistiquées. "On va monter tout le site de production d'eau et on va commencer à produire une eau de qualité", explique le lieutenant-colonel Gabriel Foisel qui supervisera l'opération. "J'ai besoin de pas loin de deux jours pour être sûr que l'eau qui sortira est de la bonne qualité. Dès que je l'aurais, je pourrais lancer la production. J'ai un objectif de quantité avec ces différentes stations : 500 m3 par jour, soit un demi-million de litres."

Une fois l'eau dépolluée, il faudra encore la distribuer. Un autre casse-tête sur l'île dont de très nombreuses routes ont été détruites par Matthew. L'opération devra alors se poursuivre de longues semaines. D'après le lieutenant-colonel, les équipes de la Sécurité civile resteront sur place jusqu'à ce que la crise sanitaire soit résolue.