Otages : les familles "mi-rassurées"
Otages : les familles "mi-rassurées"

Elles ont été reçues par François Hollande qui a certifié que "tout était fait" pour leur libération.

Les familles des otages français au Sahel reçues jeudi, à l’Elysée, par le président François Hollande, ont exprimé le souhait de voir revenir leurs proches avant Noël. "La demande naturelle" des familles c'est "de tout faire M. le président pour nous les rendre : si nous pouvions les avoir à Noël, ce serait génial", a expliqué devant la presse Maurice Antiste, sénateur PS de la Martinique d'où est originaire Thierry Dole, un des quatre otages.

"Nous sortons de là mi-rassurés, mi-inquiets"

"Nous sortons de là mi-rassurés, mi-inquiets", a encore indiqué ce porte-voix alors que la douzaine de membres des familles d'otages ont quitté discrètement le palais présidentiel par une porte latérale. De son côté, le président a assuré que "tout [était] fait" pour obtenir leur libération.

Hollande exprime sa "solidarité" 

Pour sa part, le président Hollande a exprimé aux familles "la solidarité de la nation face à l'épreuve qu'(elles) traversent depuis deux ans", selon un communiqué publié par l'Elysée. "Il les a assurés du soutien et de la pleine mobilisation de l'Etat pour obtenir la libération de leurs proches", saluant "tous ceux qui, en France, agissent pour que nous ne les oublions pas". "Nous poursuivons nos efforts avec la même ténacité pour nos deux autres otages au Sahel et celui retenu en Somalie", a-t-il ajouté.

Les autorités françaises et le groupe nucléaire public Areva ont été mises sous pression il y a quelques jours, après la diffusion d'une vidéo dans laquelle les quatre Français aux mains d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) leur demandent avec insistance de négocier leur libération près de deux ans après leur enlèvement. Al-Qaïda réclame la somme de 90 millions d’euros.

Dans ce document daté du 29 août, les quatre hommes enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit (nord du Niger) appellent les autorités à privilégier la discussion et éviter le recours à la force, et leurs employeurs Areva et son sous-traitant Satom à intervenir. Ils demandent à leurs proches de se mobiliser dans ce sens.

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